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aide humanitaire, onu, ethiopie, atterrissage, avion

Les vols humanitaires à destination du chef-lieu de la région du Tigré, en Éthiopie, ont été suspendus par les Nations unies après que l’un de ses avions a été contraint de rebrousser chemin en raison de frappes aériennes, a fait savoir le porte-parole de l’Onu.

Les Nations unies ont suspendu ce 22 octobre tous les vols humanitaires à destination de la ville de Mekele, capitale régionale du Tigré, après qu’un avion a été interdit d’atterrissage, a déclaré à Sputnik le porte-parole du secrétaire général de l’Onu, Stéphane Dujarric.

“Un vol du Service aérien d’aide humanitaire de l’Onu (UNHAS), qui avait été autorisé par les autorités fédérales à transporter 11 passagers d’Addis-Abeba à Mekele le 22 octobre, a reçu des instructions des contrôleurs de Mekele pour annuler l’atterrissage”, a-t-il indiqué.

Selon lui, l’avion a fait demi-tour et est rentré à Addis-Abeba.

“Le PAM [Programme alimentaire mondial, ndlr], l’UNHAS et leurs partenaires examinent attentivement les circonstances de l’incident. Tous les vols de l’UNHAS à Mekele sont suspendus jusqu’à nouvel ordre”, a-t-il précisé.

L’avion de l’Onu a été contraint de renoncer à se poser à Mekele en raison de frappes aériennes de l’armée éthiopienne qui ont fait plus de 10 blessés parmi les civils, selon les médias.

L’information sur l’incident a été communiquée à Associated Press par des membres d’organisations humanitaires. Le porte-parole du gouvernement éthiopien, Legesse Tulu, a confirmé à l’agence que l’avion survolait la région du Tigré, mais a affirmé que le vol humanitaire et celui de l’appareil militaire “se déroulaient à des moments différents” et que les aéronefs “se déplaçaient dans des directions différentes”.

Selon l’agence France Presse, une autre porte-parole du gouvernement a déclaré que l’armée de l’Air visait un centre d’entraînement du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) qui “servait également de plaque tournante dans les combats”. Des témoins ont ajouté que la frappe avait mis le feu à un champ d’herbe sèche collectée pour le bétail.

Situation en Éthiopie

Le nord du pays se trouve dans l’épicentre d’un conflit depuis novembre 2020. Les autorités éthiopiennes ont alors accusé le TPLF, qui a dominé la vie politique du pays pendant une trentaine d’années, d’avoir attaqué une base militaire et ont lancé une opération dans le Tigré. Les forces gouvernementales ont été soutenues par l’Érythrée voisine.

Au printemps dernier, les autorités éthiopiennes ont annoncé que l’Érythrée retirait ses troupes du Tigré. En juin, les rebelles de la région se sont emparés de la ville de Mekele et le gouvernement éthiopien a annoncé un cessez-le-feu inconditionnel. Cependant, les rebelles ont déclaré par la suite qu’ils avaient entamé une nouvelle offensive et pris le contrôle d’une grande partie du sud du Tigré, tandis que les autorités de l’Afar voisine, ont signalé des affrontements entre les rebelles et les forces pro-gouvernementales. Début août, les États-Unis ont exigé que les séparatistes du Tigré retirent leurs troupes de la région éthiopienne d’Amhara.

L’OMS demande “un accès sans entrave”

Entretemps, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti le 13 octobre que la région du Tigré, en proie aux combats depuis onze mois, était confrontée à “un blocus de facto de l’aide humanitaire” qui empêche les personnes qui en ont besoin de la recevoir.

“Le conflit a dévasté le système de santé du Tigré et aucun approvisionnement en médicaments n’a été autorisé dans la région depuis juillet”, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, lors d’une conférence de presse.

Suite à ce conflit, la crise humanitaire dans le nord de l’Éthiopie ne cesse de s’aggraver. Toujours selon l’OMS, jusqu’à sept millions de personnes ont un besoin urgent de nourriture et d’autres aides dans les régions du Tigré, d’Amhara et d’Afar. Au Tigré seulement, plus de 90% de la population a besoin d’une aide alimentaire. Dans ce contexte, l’OMS se dit prête “à faire tout ce qui est en son pouvoir pour apporter un soutien essentiel à la survie de toutes les personnes touchées par cette crise”.

“L’OMS et ses partenaires demandent un accès sans entrave aux régions touchées “, a ajouté Tedros Adhanom Ghebreyesus, faisant remarquer que ” la vie de millions de personnes [était] en jeu”.





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