Les trois agents qui travaillaient dans les cuisines du CHU de Saint-Etienne et du Centre hospitalier de Roanne, étaient suspendus car non vaccinés. Ils ont été «réintégrés dans leurs droits» après un jugement en leur faveur, a annoncé la direction.

Trois agents hospitaliers non vaccinés ont été réintégrés au CHU de Saint-Etienne et du Centre hospitalier de Roanne, a affirmé la direction le 28 octobre.

«Le CHU de Saint Etienne et le CH de Roanne ont naturellement pris acte des ordonnances prises par le juge des référés du [tribunal administratif] de Lyon», indique la direction commune des deux hôpitaux dans un communiqué, en rappelant s’être pourvu en cassation.

«Dans l’attente de ces démarches juridictionnelles, les agents sont réintégrés dans leurs droits à compter de l’ordonnance», ajoute-elle.

Une des deux salariées stéphanoises, Marie-Josée Ribeiro a déclaré à l’AFP avoir reçu le 28 octobre «un courrier recommandé» de son employeur lui annonçant «la levée» de sa suspension décidée le 20 septembre.

«Je vais donc à nouveau être rémunérée depuis la date du jugement en référé, mais on ne m’indique pas à quelle date je vais reprendre mon poste en cuisine», a-t-elle poursuivi.

Elle et sa collègue s’étaient vues refuser l’accès à leur lieu de travail après s’être présentées le 27 octobre au matin, munies d’un pass sanitaire, en présence d’une huissière de justice, avait assuré la veille à l’AFP Marie-Josée Ribeiro.

Le troisième requérant avait quant à lui été reçu le 27 octobre par la direction des ressources humaines de son établissement qui lui avait annoncé «une reprise d’activité lundi prochain», avait précisé l’avocat des trois agents, Thomas Bénagès.

«Le CHU de Saint-Etienne a pris acte de la décision du tribunal et l’applique mais mes clientes de connaissent pas les modalités précises de leur retour à l’emploi», a estimé l’avocat.

Ces trois agents estiment ne pas être concernés par l’obligation vaccinale faite au personnel soignant, car ils travaillent au sein des cuisines de leur établissement.

Le 22 octobre, le tribunal administratif de Lyon a suspendu leur sanction et ordonné leur réintégration dans l’attente d’une décision sur le fond compte tenu de la localisation de la cuisine centrale du CHU de Saint-Etienne et du Centre hospitalier de Roanne où ils exercent. Il a considéré être en présence d’éléments «de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige».



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