Proposé par Françoise G

Par Éric Verhaeghe pour Le Courrier des Stratèges

L’Agence Européenne du Médicament (EMA) devrait bénéficier de nouveaux pouvoirs dans les mois à venir pour prendre en charge « l’Europe de la santé ». C’est ce qui ressort d’un accord provisoire entre le Conseil et le Parlement européen. Les transferts de souveraineté avancent à grands pas, sans que les peuples ne puissent plus s’y opposer.

Donner plus de pouvoirs à l’Agence Européenne du Médicament (EMA) est un point cardinal du Great Reset et de sa confiance sans limite dans le multilatéralisme. Cette stratégie permet en effet de décharger les Etats-membres de leur souveraineté et de favoriser la “coopération internationale” si chère au Forum de Davos, tout en mettant en avant l’objectif de “protection” des populations. C’est au fond une manière simple d’accommoder les peuples à un transfert de souveraineté vers la caste mondialisée qui vampirise la Commission Européenne et ses satellites, tout en lui collant une image positive dans la population. 

Une Agence Européenne du Médicament renforcée

Donc, discrètement, le Conseil européen (présidé par Charles Michel, ancien Premier Ministre belge, fils de Louis Michel, ancien commissaire européen, puisque la politique est une affaire de famille au Royaume de Belgique) a passé un accord “provisoire” avec le Parlement Européen pour renforcer les pouvoirs de l’Agence Européenne du Médicament (EMA)

Cet accord, pour être définitif, suppose une adoption en bonne et due forme par les deux institutions (Conseil et Parlement) avant que la navette officielle ne soit lancée. Tout cela prend du temps, mais s’inscrit dans la logique du Great Reset : toujours plus de multilatéralisme, toujours moins de souveraineté pour les Etats-nations, et toujours plus de domination par la caste mondialisée. 

Les pouvoirs renforcés de l’EMA

Concrètement, cet accord provisoire “actualise” le mandat de l’EMA sur trois points essentiels, dont voici le libellé officiel :

Le mandat actualisé de l’Agence européenne des médicaments vise à:

  • surveiller et atténuer les effets des pénuries potentielles et réelles de médicaments et de dispositifs médicaux considérés comme critiques pour répondre aux urgences de santé publique
  • assurer le développement en temps utile de médicaments de haute qualité, sûrs et efficaces en mettant particulièrement l’accent sur la réponse aux urgences de santé publique
  • fournir une structure pour le fonctionnement des groupes d’experts chargés de l’évaluation des dispositifs médicaux à haut risque et prodiguer des conseils essentiels pour la préparation aux crises et la gestion de celles-ci

Autrement dit, l’EMA bénéficiera d’un pouvoir encore plus centralisateur dans l’achat et la distribution de médicaments “critiques” pour lutter contre les épidémies, mais pourra également organiser la recherche de nouveaux médicament. En outre, l’EMA aura progressivement en charge l’organisation des campagnes de lutte contre les épidémies dans les Etats-membres de l’Union. 

Une intégration progressive de la santé publique

On comprend ici comment se met en place progressivement la gouvernance mondiale de la Santé évoquée lors du dernier conseil européen. Par petites touches, selon la technique du curiaçage que nous avons déjà évoquée, les gouvernements avancent au gré des opportunités pour détacher chaque fois une pièce supplémentaire des puzzles nationaux et pour abonder le puzzle communautaire. 

In fine, l’objectif est bien de centraliser au niveau communautaire les politiques de santé publique, en donnant à une agence purement technocratique le pouvoir de décider de campagnes de vaccination obligatoires, ou le pouvoir d’interdire tel ou tel traitement au bénéfice de tel autre. Bien entendu, ces politiques seront décidées de façon autoritaire et plus aucun citoyen de l’Union n’aura la faculté de s’y soustraire. 

E.V

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