TRIBUNE – Place des Cocotiers, 17 h 45. Jeudi 4 novembre 2021.

En plein cœur de la ville de Nouméa, une vaste esplanade en pente douce, entièrement piétonnière… Ce soir, ils sont 300 fervents et sympathisants à s’être regroupés là, à côté du kiosque à musique. Beaucoup sont ici pour tendre les mains afin de saisir le sens des choses quand celui-ci se dérobe, se replie, s’enfuit de l’autre côté du verbe. Oui, de nos jours tout est dans les replis. Une décision peut en cacher une autre. C’est la tendance intellectuelle et politique du moment. Et, les médias s’emparent de tout, à l’excès.

Les regards semblent tissés de rosée et de gratitude, alors on ose les dérouler, d’autant qu’ils demeurent les seuls espaces d’expression au-dessus de l’infâme bâillon.

Un lourd dispositif des forces de l’ordre juxtapose deux réalités. Ce soir, ils sont 300 à être venus. Pour lui, le docteur Arnaud De Châteaubriant, qui refuse d’être un acteur passif du monde. Pour lui, le soutien, les encouragements, la gratitude, l’hommage.

Ici, la vidéo de son arrivée sur place, prise par Sylvain Gleye :

Son erreur : avoir osé s’exprimer publiquement en faveur des traitements pour le Covid. Il est convoqué par l’Ordre des médecins. Le jour est arrivé, l’homme traverse l’esplanade, soutenu et acclamé. Quelques mots devant des micros avant de gravir les escaliers qui le conduiront à une conciliation à la suite d’une plainte collective de 41 médecins.

Devant le 27 rue de Sébastopol, le haut de la place des cocotiers s’illumine de toute la ferveur d’une foule émue par ce médecin intègre pour qui la liberté de soigner, la liberté de prescrire et la liberté de s’exprimer ont tout leur sens.

Quelques heures plus tard, il ressort de son audience. La foule est toujours présente :





-source-

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *