Alors que la Pologne a bloqué le passage de migrants à sa frontière le 8 novembre, la Biélorussie a rejeté les accusations de Varsovie selon lesquelles elle instrumentaliserait la situation en guise de représailles contre les sanctions européennes.

La Biélorussie a dénoncé le 9 novembre les accusations «sans fondement» de la part de la Pologne, selon lesquelles Minsk serait responsable des tentatives de milliers de migrants de traverser illégalement la frontière polonaise.

«Le ministère biélorusse de la Défense considère les accusations de la partie polonaise sans fondement et sans justification», a expliqué le ministère dans un communiqué, accusant à son tour la Pologne de faire «délibérément» monter les tensions.

Minsk a en outre mis en garde Varsovie contre toute «provocation» à leur frontière commune. «Nous tenons à mettre en garde à l’avance la partie polonaise contre l’utilisation de toute provocation [contre la Biélorussie] pour justifier d’éventuelles actions belliqueuses illégales [contre les migrants]», lit-on dans le communiqué du ministère des Affaires étrangères biélorusse.

Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a déclaré pour sa part le 9 novembre que la crise des migrants à la frontière biélorusse menaçait la «stabilité et la sécurité» de toute l’Union européenne.

«Sceller la frontière polonaise relève de notre intérêt national. Mais aujourd’hui, c’est la stabilité et la sécurité de l’UE tout entière qui est en jeu», a-t-il affirmé sur Twitter. «Cette attaque hybride du régime [d’Alexandre] Loukachenko nous vise tous. Nous ne nous laisserons pas intimider et nous défendrons la paix en Europe avec nos partenaires de l’OTAN et de l’UE», a-t-il poursuivi.

L’Union européenne et l’OTAN dénoncent une instrumentalisation des migrants par Minsk

Le 8 novembre, la Pologne a bloqué une tentative de passage en masse de la frontière par des centaines de migrants venus de la Biélorussie, pour la plupart originaires du Proche-Orient et munis de cutters et de branches pour essayer de forcer le passage de la frontière hérissée de barbelés.

L’Union européenne accuse quant à elle Alexandre Loukachenko d’avoir orchestré une vague de migrants et de réfugiés en représailles aux sanctions imposées par Bruxelles. Le président biélorusse dément fermement de telles accusations.

L’OTAN a jugé le 8 novembre «inacceptable» la manière dont la Biélorussie «utilise» la question migratoire. Josep Borrell, le porte-parole du chef de la diplomatie européenne, a lui évoqué la possibilité que l’UE prenne de nouvelles sanctions envers Minsk.





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