Plusieurs milliers de personnes ont protesté à Genève contre les mesures anti-Covid et appelé dans la foulée à voter «non» au référendum prévu le 28 novembre sur la «loi Covid-19». Le texte prévoit notamment l’instauration d’un «certificat Covid».

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté le 13 novembre à Genève (Suisse) contre les mesures anti-Covid mises en place par le gouvernement fédéral, et pour dire non à la «loi Covid-19» qui va être soumise au vote populaire le 28 novembre.

Ouvert par des sonneurs de cloches suisses qui se font appeler «les sonneurs de la liberté», le cortège qui comptait 5 000 manifestants selon les organisateurs, 2 500 selon la police genevoise, a parcouru les rues de la ville jusqu’aux abords du palais des Nations, siège européen des Nations unies.

Les manifestants dénonçaient pêle-mêle sur les panneaux et banderoles la «vaccination forcée», la «surveillance de masse» et les «discriminations» générées selon eux par l’ensemble des restrictions imposées depuis le début de la pandémie de Covid-19 au sein de la Confédération helvétique.

Les êtres humains ne sont pas là pour être tracés, pour être traités comme du bétail

Le rassemblement a aussi appelé à voter «non» au référendum organisé le 28 novembre sur la «loi Covid-19» encadrant un dispositif anti-Covid, qui selon eux, a été durci par des modifications parlementaires intervenues en mars dernier. Ces modifications permettent notamment de donner la base légale nécessaire à l’instauration d’un «certificat Covid» pour les personnes vaccinées ou guéries, tout en étendant les possibilités de traçage des contacts pour «briser les chaînes de contamination».

«Cette loi est discriminatoire, ça va créer une société à deux vitesses et ce n’est pas du tout en accord avec notre constitution et nos valeurs suisses», a affirmé à l’AFP Agnès Aédo, porte-parole des «Amis de la constitution», un des groupes à l’origine du référendum.

«Les êtres humains ne sont pas là pour être tracés, pour être traités comme du bétail et on ne doit pas faire de ségrégation entre les différentes personnes, ça c’est le message vraiment important»«», a ajouté Chloé Frammery, l’une des figures de proue des militants anti-restrictions sanitaires en Suisse romande.



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