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russie, pologne, sergueï lavrov, union européenne (ue), biélorussie, frontière, migrants, deux poids deux mesures

La politique à géométrie variable à l’égard des migrants massés à la frontière biélorusse met l’UE dans une position délicate, estime le chef de la diplomatie russe. Il a qualifié d’inadmissibles les actions des gardes-frontières polonais et rejeté les accusations de Vilnius sur l’implication présumée de Moscou dans la crise.

Les autorités polonaises violent les normes du droit humanitaire à la frontière biélorusse et cherchent à cacher leurs activités à l’UE qui applique, quant à elle, une politique à géométrie variable, a déclaré ce mardi 16 novembre le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov,lors d’une conférence de presse à Moscou.

“La Pologne se déchaîne, alors que les dirigeants de Bruxelles font du deux poids deux mesures d’une manière si flagrante qu’ils doivent comprendre eux-mêmes qu’ils se mettent dans une position très délicate”, a indiqué le ministre.

Selon M.Lavrov, les membres de l’UE ont précédemment tenté de trouver une solution conjointe lors des vagues migratoires en Méditerranée et dans les Balkans.

Actions inadmissibles des gardes-frontière

Les gardes-frontière polonais traitent les migrants de façon inadmissible et contraire aux normes du droit humanitaire international, estime le chef de la diplomatie russe.

“Le comportement de la Pologne est absolument inacceptable. Le gaz lacrymogène, les canons à eau et les tirs au-dessus de la tête des migrants en direction de la Biélorussie montrent, à mon avis, le désir de cacher leurs actions. Et ils comprennent sûrement qu’ils violent toutes les normes imaginables du droit international humanitaire et d’autres ententes de la communauté internationale”, a indiqué le ministre à la presse.

Journalistes et experts interdits d’accès

Selon lui, Varsovie, qui bloque l’accès des régions frontalières aux journalistes, cherche avant tout à éviter la transparence.

De plus, la Pologne empêche que ses actions à la frontière soient connues du grand public puisqu’elle interdit également aux institutions spécialisées de l’UE -comme l’Agence de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex), Europol ou le Bureau d’appui en matière d’asile (BEAA)- d’envoyer leurs représentants dans la région.

“Nos collègues polonais cachent leurs actions des médias, mais aussi de l’UE […]. L’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, Europol ou le Bureau européen d’appui en matière d’asile sont des mécanismes officiels de l’UE mis en place pour résoudre de telles situations. D’après mes informations, ils aimeraient beaucoup visiter la frontière du côté polonais, mais ils ne sont pas autorisés à y envoyer leurs experts, afin qu’ils ne puissent pas se faire une image objective et formuler des recommandations pour Bruxelles”, a déclaré M.Lavrov.

“Fausses déclarations” sur “la main de Moscou”

Il a qualifié de faux les propos du Président lituanien, Gitanas Nauseda, selon lesquels les migrants illégaux arrivaient en Biélorussie via Moscou.

“Avec tout le respect que je dois aux Présidents des États souverains, je ne veux pas commenter ces fausses déclarations, faites pour la énième fois, et pas seulement à cette occasion, d’après lesquelles +Moscou est derrière tout, la main de Moscou est visible partout+. Aucun fait n’est cité en exemple.”

Sergueï Lavrov

ministre russe des Affaires étrangères

La Russie, au contraire, œuvre pour la résolution de la crise tout en insistant sur un dialogue direct entre l’UE et la Biélorussie, a-t-il rappelé, saluant la tenue d’un entretien entre Alexandre Loukachenko et Angela Merkel.
“Comme vous le savez, nous faisons tout pour aider à résoudre cette crise. Des représentants de certains pays de l’UE, dont l’Allemagne et la France, ont contacté le Président Poutine. Le 15 novembre, il s’est notamment entretenu par téléphone avec Emmanuel Macron. On nous demande de fournir une assistance et nous sommes prêts à le faire”, a poursuivi le chef de la diplomatie.

Migrants à la frontière

De nombreux migrants, principalement des Kurdes, sont arrivés début novembre à la frontière biélorusso-polonaise. Près de 2.000 personnes, dont beaucoup de femmes et d’enfants, sont massées devant les fils barbelés. Les forces de sécurité polonaises leur interdisent d’entrer sur le territoire du pays, ne les considérant pas comme des réfugiés. Les migrants ont déjà entrepris plusieurs tentatives pour percer les barrages.

Le représentant du Haut-Commissariat de l’Onu pour les réfugiés en Biélorussie, Mulusew Mamo, qui s’est rendu dans le camp improvisé des migrants cette semaine, a qualifié la situation de désastreuse.

Ces derniers temps, Vilnius, Riga et Varsovie constatent la hausse du nombre d’interpellations de migrants à la frontière, accusant Minsk d’avoir fomenté la crise. La Biélorussie rejette toutes ces accusations. Le Président polonais a décrété l’état d’urgence dans les régions frontalières. Des effectifs importants de l’armée et de la police ont été mobilisés côté polonais.

Alexandre Loukachenko avait précédemment déclaré que Minsk ne retiendrait plus le flux des migrants illégaux souhaitant se rendre en Europe, puisqu’il n’avait plus “ni de fonds ni de forces” à cause des sanctions occidentales. Selon les gardes-frontière biélorusses, la Lituanie, la Pologne et la Lettonie ont plusieurs fois expulsé de force des migrants en Biélorussie.





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