Le dictionnaire Le Petit Robert a reconnu le pronom de la langue inclusive «iel» pour «évoquer une personne quel que soit son genre». Le député LREM François Jolivet a écrit à l’Académie française. De nombreux cadres de la droite s’alarment aussi.

Le Petit Robert a pris une décision controversée en intégrant dans son dictionnaire des pronoms personnels de la langue inclusive comme «iel», «iells», «iels» ou «ielles».  Ces pronoms peuvent être employés, selon Le Petit Robert, pour «évoquer une personne quel que soit son genre».

Scandalisé, le député de La République en marche (LREM) de l’Indre, François Jolivet, a décidé d’écrire à l’Académie française pour connaître sa position. «Cette orientation» est en effet pour le parlementaire, «le stigmate de l’entrée dans notre langue de l’écriture dite “inclusive”, sans doute précurseur de l’avènement de l’idéologie “woke”, destructrices des valeurs qui sont les nôtres».

En outre, cette «campagne solitaire du Petit Robert est une intrusion idéologique manifeste qui porte atteinte à notre langue commune et à son rayonnement», toujours selon le député.

Le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé qu’il soutenait «évidemment la protestation» de François Jolivet. «L’écriture inclusive n’est pas l’avenir de la langue française», a-t-il ajouté.

L’eurodéputé du Rassemblement national, Gilbert Collard, dénonce également l’esprit «woke» : «Le pronom personnel “iel” (il/elle) intègre le dictionnaire Le Robert au nom d’une démarche “inclusive”. On est au moins d’accord sur un point : la bêtise moderne fait du genre.»

L’ancien ministre et actuel sénateur socialiste de l’Isère, André Vallini, déplore lui aussi que «l’idéologie woke [est] à l’assaut du dictionnaire Le Robert».





-source-

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *