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Bien qu’Angela Merkel s’apprête à quitter ses fonctions de chancelière, elle va bénéficier d’un bureau et de neuf employés, dont deux toucheront 10.000 euros par mois, et qui seront financés par l’État. Cette info, dévoilée par le Spiegel, révolte certaines personnalités politiques qui dénoncent par ailleurs son “ameublement somptueux”.

La bientôt ex-chancelière s’est retrouvée au centre d’une polémique après la découverte d’un document stipulant qu’elle bénéficiera d’un bureau avec neuf employés une fois son mandat terminé. Le journal Der Spiegel, qui révèle cette information, a pu consulter une lettre du ministère fédéral des Finances au président du Bundestag Bärbel Bas. Il en ressort que les neuf employés seront rémunérés avec l’argent des contribuables.

L’équipe sera constituée d’un chef de bureau, d’un adjoint (payés environ 10.000 euros par mois), de deux assistants spécialisés, de trois résponsables de dossiers et deux chauffeurs. Selon le journal Die Welt, en fonction de l’expérience professionnelle des salariés, entre 46.000 et 56.000 euros par mois pourrait être engagé.

Pour justifier ces dépenses, la chancellerie note dans un communiqué relayé par la presse qu’Angela Merkel continuera “à effectuer dans l’intérêt du gouvernement fédéral des tâches qui découlent des fonctions officielles en cours” une fois ses 16 ans de mandat expirés.
La chancelière continuera de gouverner jusqu’à ce que son successeur prête serment. Le Parti social-démocrate (SPD), les Verts et le Parti libéral-démocrate (FDP) mènent actuellement des négociations pour former un gouvernement de coalition espérant conclure un accord en décembre, indique l’agence DPA.

Réactions de personnalités politiques

Le privilège dont jouira Merkel est une pratique courante pour les anciens chanceliers allemands. En 2019, la commission du budget a décidé de réduire le nombre d’employés après mandat à cinq maximum, mais la règle ne s’applique pas encore à Angela Merkel.

Les révélations concernant son futur bureau n’ont pas manqué de faire réagir l’opposition. Gesine Lötzsch, présidente de la gauche à la commission du budget, soupçonne Merkel de vouloir “ouvrir une chancellerie de l’ombre” compte tenu de “l’ameublement somptueux du futur bureau”.

“De toute évidence, le ministre des Finances sortant Scholz est profondément endetté. Il n’y a pas d’autre explication à cette offre excédentaire”, lâche-t-elle déclaré auprès du Spiegel. “Mme Merkel a toujours été considérée comme l’humble chancelière. C’est évidemment fini.”

Le porte-parole du parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) Holger Lucius a quant à lui dénoncé sur Twitter des “manières de pontife”, accusant la chancelière d’”racketter sans honte les citoyens”. “Cette personne est tout simplement répugnante: une fonctionnaire hautement rémunérée et deux chauffeurs: en tant qu’ancienne chancelière Merkel doit recevoir un bureau luxueux”, ajoute-t-il.

Cette nouvelle a également étonné le député social-démocrate (SPD) Fritz Felgentreu qui, toujours sur Twitter, s’est fendu d’un “SFW?!?” (“C’est vrai?!?”, en français).

En réaction, le porte-parole du gouvernement Steffen Seibert a défendu le 17 novembre ce projet “conforme à la pratique de longue date de l’État”, ponctuant que “les activités privées ou à but lucratif ne seront pas soutenues par ce futur bureau”, rapporte Die Welt.





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