Après une soirée du 19 novembre émaillée de nombreuses violences lors d’une manifestation anti-restrictions, de nouveaux rassemblements ont eu lieu ce 20 novembre aux Pays-Bas. Le calme a régné lors de cette nouvelle journée de mobilisation.

De nouvelles manifestations ont eu lieu ce 20 novembre aux Pays-Bas contre les mesures sanitaires, au lendemain de violences ayant frappé Rotterdam, où 51 personnes ont été arrêtées et deux blessées par balle.

A Breda (sud), près de la frontière belge, environ 300 personnes ont défilé dans les rues de la ville, portant des pancartes disant «Non au confinement» et s’opposant au projet du gouvernement de restreindre l’accès des personnes non-vaccinées à certains lieux, notamment les bars et restaurants.

Plusieurs centaines de manifestants se sont aussi rassemblés sur la place du Dam, dans le centre de la capitale Amsterdam, encadrés par une présence policière massive, selon les images des médias néerlandais et des réseaux sociaux.

L’organisation anti-mesures sanitaires United We Stand Europe avait pourtant annulé la manifestation qu’elle prévoyait à Amsterdam, expliquant que la maintenir «ne [lui] semblait pas juste» après le chaos qui a frappé le centre de la deuxième ville du pays, Rotterdam, le 19 novembre au soir.

Là, une manifestation a tourné à l’émeute, plusieurs dizaines de personnes ayant été arrêtées et au moins sept blessées, dont deux par balle.

Deux manifestants blessés par balles

«Deux émeutiers ont été blessés lorsqu’ils ont été touchés par une balle. Ils sont toujours à l’hôpital», a déclaré la police néerlandaise, ajoutant qu’une enquête serait menée pour déterminer «si les blessures ont été causées par des balles de la police».

«Des coups de semonce ont été tirés à plusieurs reprises. À un moment donné, la situation est devenue si dangereuse que les agents se sont sentis obligés de tirer sur des cibles», a indiqué la police.

Les hommes et les femmes qui descendent dans la rue tous les jours pour notre sécurité ont été bombardés de pierres et de feux d’artifice

Un policier a aussi été transporté à l’hôpital pour des blessures à la jambe, plusieurs autres agents ayant été victimes de dommages auditifs causés par les feux d’artifice tirés par les émeutiers.

Le maire de Rotterdam Ahmed Aboutaleb a qualifié les incidents d’«orgie de violence».

«Les émeutes et la violence extrême contre les policiers, la police anti-émeute et les pompiers hier soir à Rotterdam sont horribles à voir», a réagi le 20 novembre le ministre néerlandais de la Sécurité et de la Justice, Ferd Grapperhaus, déplorant des destructions «considérables».

«Les hommes et les femmes qui descendent dans la rue tous les jours pour notre sécurité ont été bombardés de pierres et de feux d’artifice», a-t-il déploré dans un communiqué, ajoutant que «la police et le ministère public mettent tout en œuvre pour traquer, poursuivre et punir ces émeutiers».

«Après de grosses perturbations hier […] l’équilibre est désormais en train de se faire. Il y a beaucoup de dégâts, des personnes ont été blessées et des personnes ont été arrêtées» a déclaré sur Twitter la police locale le 20 novembre au matin.

Plusieurs personnes ont affirmé sur les réseaux sociaux que quelqu’un serait mort lors de l’émeute à Rotterdam. «Cela n’a été signalé ni de notre côté, ni de la Direction nationale des enquêtes criminelles», a rétorqué la police de Rotterdam.



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