Ce samedi 20 novembre, les autorités algériennes ont refusé d’accorder une autorisation de survol à un avion militaire spécial français qui évacuait depuis le Mali vers la France un soldat gravement blessé, a pu apprendre Algérie Part au cours de ses investigations.  

Cette autorisation de survol du territoire algérien a été adressée par l’Ambassade de France à Alger à la Présidence algérienne en sollicitant une autorisation d’urgence pour permettre à un avion militaire de l’armée de l’Air française chargé de transférer vers l’Hexagone un soldat gravement blessé dont l’état de santé chancelant nécessitait des soins intensifs urgents. Cette demande urgente de survol du territoire algérien a été transmise ce samedi matin à la Présidence algérienne via l’Ambassade de France à Alger.

Or, la missive française est restée sans suite puisqu’aucune réponse n’a été donnée par les autorités algériennes aux hauts responsables de l’ambassade de France à Alger. Ni refus, ni accord, aucune réponse claire et précise n’a été transmise par les autorités algériennes aux diplomates français missionnés par le ministère des Armées en France pour obtenir une autorisation exceptionnelle permettant l’évacuation rapide et sécurisée du soldat gravement blessé lors des combats menés par les troupes françaises contre des groupes armés djihadistes au nord du Mali.

Le silence absolu des autorités algériennes a été perçu par les interlocuteurs français comme un « refus de coopération » infligé à la France par l’Etat algérien. Ce qui démontre que les informations propagées à propos du « dégel » des relations bilatérales entre les deux pays, des informations communiquées aux médias par certaines sources diplomatiques françaises et algériennes, sont totalement infondées et fausses. A Alger, aucune source fiable n’a voulu expliquer les tenants et aboutissants de ce mutisme adopté vis-à-vis de la demande française concernant le survol du territoire algérien par cet avion militaire programmé en toute urgence pour les besoins « d’une mission humanitaire » dans le cadre d’une opération de sauvetage d’un soldat en danger de mort.

illustration: Ambassade de France à Alger

source:https://www.algeriepartplus.com/



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