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Assemblée générale des Nations unies (New York) - Sputnik France, 1920, 22.09.2021

Le Nicaragua a exprimé sa demande de se retirer de l’Organisation des États américains après des critiques de l’OEA sur la “légitimité” de l’élection du 7 novembre qui a vu le président Daniel Ortega réélu pour un quatrième mandat consécutif.

“Je vous écris pour vous notifier officiellement notre décision indéfectible de dénoncer la Charte de l’OEA, conformément à l’article 143, qui amorce le retrait définitif et la démission du Nicaragua de cette organisation”, a souligné le ministre nicaraguayen des Affaires étrangères, Denis Moncada, dans une lettre adressée au secrétaire général de l’OEA, Luis Almagro.

L’article 143 de la Charte de l’OEA permet à un Etat de se retirer de l’organisation à l’issue d’une procédure de deux années, délai pendant lequel le pays doit respecter ses obligations envers l’organisation.

Dans cette lettre, dont une copie a été envoyée aux médias, le ministre des Affaires étrangères indique agir sur les instructions du président Ortega.

Le ministre cubain des Affaires étrangères, Bruno Rodríguez a de son côté salué la décision du Nicaragua, “qui constitue une réponse ferme et digne aux manoeuvres du secrétaire général de cette organisation”.

Daniel Ortega, au pouvoir depuis 2007 après avoir gouverné le pays de 1979 à 1990, a été réélu le 7 novembre pour un quatrième mandat présidentiel consécutif.

Le scrutin a été la cible de sévères critiques de la communauté internationale, notamment en raison de l’absence de tout adversaire sérieux, sept candidats potentiels ayant été arrêtés au cours des six mois avant l’élection.

L’Assemblée générale de l’OEA avait déclaré le 12 novembre que les élections nicaraguayennes “n’ont été ni libres, ni justes, ni transparentes et n’ont pas de légitimité démocratique”, ouvrant la voie à une possible suspension du Nicaragua.

La sortie de l’OEA isolera encore plus le Nicaragua, dont les dirigeants font l’objet de sanctions internationales.





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