Les «méga-élections» du 21 novembre, auxquelles participait une grande partie de l’opposition après avoir boycotté les derniers scrutins, s’est soldée par le triomphe du pouvoir vénézuélien. Le président Maduro a salué une «victoire pour le peuple».

Vues comme un test à la fois pour le gouvernement de Nicolas Maduro et par l’opposition en vue de la présidentielle de 2024, les élections régionales, gouvernementales et municipales qui avaient lieu ce 21 novembre au Venezuela, se sont soldées par une large victoire des forces au pouvoir.

Le camp du dirigeant chaviste a ainsi récolté 20 des 23 postes de gouverneur, ainsi que la mairie de la capitale, Caracas. Evoquant des «résultats écrasants», Nicolas Maduro a salué une «victoire pour le peuple humble, le noble peuple du Venezuela, qui a enduré une guerre brutale».

En ordre dispersé, l’opposition qui participait à un scrutin pour la première fois depuis 2017 après plusieurs boycotts, remporte trois Etats : l’île de Nueva Esparta, Cojedes et le Zulia, Etat pétrolier le plus peuplé du pays dont la capitale est Maracaïbo, deuxième ville du Venezuela.

Selon les résultats annoncés en soirée par le Conseil national électoral (CNE), le taux de participation à ces «méga-élections» a été de 41,8%, avec 8,1 millions de votants.

Une garantie démocratique contre les sanctions ?

Plusieurs missions d’observation internationales ont assisté à ces élections, dont celle de l’ONU, de la fondation Carter ou encore de l’Union européenne, qui doit remettre son rapport dans les jours à venir.

Le président Nicolas Maduro compte sur ces élections pour les présenter comme une garantie démocratique et espère en retour la levée des sanctions qui étranglent l’économie vénézuélienne.

«Les élections 21 novembre revêtent une grande importance pour le pays, car elles entérinent le respect du calendrier électoral et défendent une démocratie renforcée, malgré les tentatives des Etats-Unis, de l’Europe et de leurs laquais de salir et de vilipender notre souveraineté», avait ainsi déclaré le successeur d’Hugo Chavez à la télévision publique, en préambule au scrutin. 

Mais l’opposition ne l’entend pas de cette oreille. Avant même l’annonce des résultats, Henrique Capriles, arrivé deux fois deuxième de la présidentielle, avait émis des réserves considérant que la fermeture tardive des bureaux de vote était source de possibles fraudes. «Maduro et son parti ordonnent au CNE de ne pas fermer les bureaux quand il n’y a plus d’électeurs […] Ils vont nous mettre des votes qui n’existent pas», avait-il écrit sur Twitter. 

De son côté, Juan Guaido, autoproclamé président par intérim en 2019 et reconnu comme tel par les Etats-Unis et leurs alliés, a annoncé ne pas voter. Isolé au sein même de l’opposition vénézuélienne, en raison notamment de sa proximité affichée avec Washington, l’homme politique persiste dans la stratégie du boycott, employant un discours visant à évincer le président Maduro, sans compromis. «Voter ou non […] il n’y a pas de dilemme, il y a une certitude, Maduro est et continuera à être illégitime», déclarait Guaido, qui ne jouit d’aucun mandat électif, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux avant les élections.



-source-

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *