23 novembre 2021 à 18h50,

Durée de lecture : 2 minutes

Agriculture

Mardi 23 novembre, le Parlement européen a adopté la nouvelle mouture de la Politique agricole commune. Ce programme orientera, jusqu’en 2027, les aides publiques et les politiques à destination des paysans de l’Union européenne. Ce faisant, elle dessine ce à quoi ressembleront notre agriculture et notre alimentation.

Malgré l’opposition des partis de gauche et écologistes, les eurodéputés ont majoritairement approuvé le texte, pourtant très critiqué. Plus tôt dans la journée, l’eurodéputé écologiste Benoît Biteau avait ainsi exhorté ses collègues à repousser le texte afin de « se donner la chance d’en écrire une nouvelle à la hauteur des défis du moment ».

Principale critique : cette PAC, comme la précédente, favorisera largement l’agriculture industrielle, émettrice de gaz à effet de serre et destructrice de la biodiversité. Dans Reporterre, l’eurodéputé insoumis Manuel Bompard annonçait « un désastre pour la planète, pour les agriculteurs et agricultrices, pour les animaux et pour chacun·e de nous » si cette PAC était adoptée. Mardi 20 novembre au matin, les opposants à cette réforme ont ainsi symboliquement enterré l’agriculture biologique devant le Parlement de Strasbourg.

Pour l’eurodéputée écologiste Saskia Bricmont, « avec la PAC qui va être adoptée, 80 % des aides profitent à 20 % des agriculteurs ».

Avec ce vote, la nouvelle Politique agricole commune a été définitivement avalisée au niveau européen. C’est au tour des États membres de s’en saisir pour transposer ses mesures. Elle devrait entrer en vigueur en janvier 2023.

📨 S’abonner gratuitement aux lettres d’info

Abonnez-vous en moins d’une minute pour recevoir gratuitement par e-mail, au choix tous les jours ou toutes les semaines, une sélection des articles publiés par Reporterre.

S’abonner





-source-

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *