La Maison-Blanche
Fiche d’information

Le sommet de l’OTAN, qui se déroule les 29 et 30 juin 2022 à Madrid, en Espagne, sera un moment historique pour l’Alliance transatlantique. Dans le prolongement du premier sommet de l’OTAN auquel le président a participé le 14 juin 2021 et des sommets extraordinaires tenus le 25 février 2022 et le 24 mars 2022 en réponse à la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, ce sommet de Madrid réunira les dirigeants des 30 pays alliés et les principaux partenaires de l’OTAN d’Europe et d’Asie. Pour la première fois, il inclura les dirigeants des partenaires de l’OTAN dans la région Asie-Pacifique. Le sommet sera l’occasion de faire progresser les actions collectives menées avec ces Alliés et partenaires pour renforcer l’ordre international fondé sur des règles. Le président Biden réaffirmera l’engagement indéfectible des États-Unis à l’égard du lien transatlantique et de l’Article 5 de l’OTAN, selon lequel une attaque contre l’un est une attaque contre tous. Outre les nouvelles contributions majeures des Alliés, le président annoncera également lors du sommet un nouveau stationnement de forces et de capacités américaines en Europe pour soutenir l’OTAN et dissuader toute agression contre nos Alliés.

Principaux résultats du sommet :

Un nouveau concept stratégique : les dirigeants des pays alliés approuveront le prochain concept stratégique de l’OTAN, la première mise à jour depuis 2010 de ce document public essentiel qui décrit comment l’OTAN fera face aux menaces et aux défis dans son environnement de sécurité dans les années à venir. Le nouveau concept stratégique décrit la transformation de l’OTAN conformément au programme OTAN 2030 adopté lors du sommet de 2021. Il guidera également les actions visant à préserver la sécurité euroatlantique en réponse à l’agression de la Russie, ainsi que les défis systémiques posés par la république populaire de Chine, et l’approfondissement du partenariat stratégique entre la Russie et la Chine. Le concept stratégique décrit les tâches essentielles de l’OTAN : dissuasion et défense, prévention et gestion des crises, et sécurité coopérative. Il veillera à ce que l’OTAN continue de développer des outils appropriés et des réponses collectives aux menaces transnationales telles que les cyberattaques et les incidences du changement climatique sur la sécurité, et il reconnaît la valeur d’une approche de la sécurité humaine dans le travail de l’OTAN, par exemple la protection des civils pendant les conflits, ainsi que la prévention et la réponse aux violences sexuelles liées aux conflits.

Une dissuasion et une défense plus fortes : en réponse à l’environnement de sécurité européen plus dangereux du fait de l’agression de la Russie contre l’Ukraine, l’OTAN a activé ses plans de défense et plus de 40 000 soldats sont maintenant sous le commandement direct de l’OTAN. Les Alliés ont également doublé les groupements tactiques de l’OTAN sur le flanc est, assurant ainsi une défense solide de la mer Baltique à la mer Noire. Au sommet, les dirigeants des pays alliés approuveront un nouveau dispositif de forces défensives renforcé, avec une vue à 360 degrés sur les plans terrestre, aérien, maritime, cybernétique et spatial, et ils mettront l’accent sur l’augmentation de capacités avancées crédibles au combat sur le flanc est. Les dirigeants prendront également des décisions pour renforcer le dispositif, l’état de préparation et l’interopérabilité de l’OTAN grâce à des renforts mieux identifiés et à un programme d’exercices amélioré.

En réponse à l’agression de la Russie contre l’Ukraine, et afin d’assurer la défense de nos Alliés, les États-Unis ont déployé ou renforcé leurs capacités avec plus de 20 000 militaires supplémentaires en Europe, et il y a actuellement environ 100 000 militaires américains qui assurent la défense et la dissuasion dans toute l’Europe. Les États-Unis continueront d’adapter leur dispositif en fonction des besoins, en réponse à un environnement de sécurité dynamique. En étroite coopération avec nos Alliés et les pays hôtes, le président Biden a annoncé aujourd’hui que les États-Unis prendront les mesures supplémentaires suivantes pour renforcer la dissuasion et la défense de l’OTAN, ainsi que la sécurité européenne :

 Création d’un poste de commandement avancé permanent du quartier général du Ve Corps en Pologne, qui améliorera l’interopérabilité entre les États-Unis et l’OTAN sur le flanc est.

 Engagement à maintenir une brigade de combat supplémentaire en Europe, que les États-Unis positionneront en Roumanie, avec la capacité de déployer des éléments subordonnés pour l’entraînement et les exercices sur le flanc est.

 Déploiements rotatifs accrus dans la région de la Baltique, y compris des forces blindées, d’aviation, de défense aérienne et d’opérations spéciales, afin d’accroître l’interopérabilité et l’entraînement intensifié avec ces Alliés, et d’améliorer notre capacité à renforcer et à fournir rapidement des défenses crédibles au combat. Nous maintiendrons une présence persistante à rotation continue dans la région et intensifierons l’entraînement avec nos Alliés baltes.

 Accord de collaboration avec l’Espagne pour porter de quatre à six le nombre de destroyers américains stationnés à Rota.

 Deux escadrons d’avions F-35 au Royaume-Uni.

 Stationnement d’une défense aérienne supplémentaire et d’autres capacités facilitatrices en Allemagne et en Italie.

Nos Alliés intensifient également leurs efforts et ont considérablement amélioré leurs contributions à l’OTAN par le biais de renforts identifiés et de la mise en place de nouvelles structures crédibles au combat, capables de monter en puissance pour atteindre la taille d’une brigade sur le flanc est. Nos Alliés feront d’autres annonces au cours du sommet au sujet de leurs contributions à l’OTAN, démontrant ainsi leur soutien à la responsabilité partagée en matière de défense et de sécurité au sein de l’Alliance transatlantique. Nous saluons tous les hommes et toutes les femmes en uniforme d’Amérique du Nord et d’Europe qui continuent de servir quotidiennement pour assurer notre sécurité.

Invitations à l’adhésion pour la Finlande et la Suède : le 18 mai, la Finlande et la Suède ont pris la décision souveraine de demander leur adhésion à l’OTAN, ce qui démontre l’importance que continue de revêtir la politique de la porte ouverte de l’OTAN, qui offre une voie d’adhésion à tout État européen en mesure de promouvoir les principes du Traité de Washington et de contribuer à la sécurité de la région de l’Atlantique Nord. Les États-Unis se félicitent de l’accord trilatéral signé le 28 juin par la Turquie, la Suède et la Finlande, qui ouvrira la voie à une invitation des dirigeants de l’OTAN à la Suède et à la Finlande pendant le sommet. Les États-Unis soutiennent fermement les candidatures de la Suède et de la Finlande et ont préparé tous les documents nécessaires pour que le Congrès américain puisse s’acquitter de ses responsabilités en matière d’avis et de consentement, une fois que les pourparlers d’adhésion seront terminés et que les Alliés auront signé les protocoles d’adhésion, ce qui devrait avoir lieu dans les prochains jours.

Renforcement des ressources de l’OTAN : les Alliés ont présenté, avant le sommet, des projets actualisés relatifs aux mesures qu’ils ont adoptées pour respecter l’engagement pris dans le cadre du sommet du pays de Galles d’augmenter les dépenses de défense nationale et les achats d’équipements majeurs. L’année 2022 devrait être la huitième année consécutive d’augmentation des dépenses de défense des Alliés autres que les États-Unis, et de nombreux Alliés dépensent désormais bien plus que le seuil de 2 % du produit intérieur brut (PIB) fixé par l’OTAN, qui est de plus en plus considéré comme un plancher et non comme un plafond. Neuf Alliés respecteront ou dépasseront cet engagement cette année, 19 Alliés ont des projets clairs pour le respecter d’ici 2024, et cinq autres Alliés ont pris des engagements concrets pour le respecter par la suite. À la fin de 2022, les Alliés européens et le Canada auront dépensé 350 milliards de dollars supplémentaires pour la défense en termes réels depuis 2014. Au sommet, les dirigeants décideront également d’augmentations importantes, au cours des prochaines années, des budgets militaires et civils de l’OTAN financés en commun et du programme d’investissement en faveur de la sécurité, ce qui renforcera la capacité de l’Alliance à faire davantage ensemble à l’appui de notre sécurité et de notre défense communes.

Soutien à l’Ukraine : lors du sommet, le président ukrainien Zelensky s’adressera directement aux dirigeants des pays alliés qui discuteront des mesures qu’ils prennent actuellement pour fournir à l’Ukraine une aide en matière de sécurité, d’action humanitaire et d’économie. Les États-Unis ont montré la voie en fournissant, depuis le début de l’administration Biden, plus de 6,3 milliards de dollars d’aide à la sécurité pour soutenir le droit de l’Ukraine à se défendre. Afin de mieux répondre aux besoins à court et à long terme de l’Ukraine, les Alliés lanceront avec l’Ukraine, lors du sommet, une version actualisée du dispositif global d’assistance de l’OTAN à l’Ukraine, mécanisme par lequel l’OTAN fournit une assistance non létale et soutient les réformes de l’Ukraine en matière de défense.

Élargissement des partenariats mondiaux : pour la toute première fois, les dirigeants de l’Australie, du Japon, de la Nouvelle-Zélande et de la Corée du Sud participeront à un sommet de l’OTAN. Les Alliés et ces partenaires d’Asie-Pacifique établiront une feuille de route pour une coopération élargie, assurant une consultation politique plus étroite et un travail conjoint sur des questions d’intérêt mutuel, notamment les cybermenaces et les menaces hybrides, la sécurité maritime, la lutte contre le terrorisme et les répercussions du changement climatique sur la sécurité. En reconnaissance des rôles complémentaires de l’OTAN et de l’UE dans le renforcement de la sécurité euroatlantique et internationale, les présidents du Conseil européen et de la Commission européenne participeront aux discussions du sommet et au dîner transatlantique organisé par l’Espagne. Les Alliés consulteront également la Géorgie pour exprimer leur soutien à sa souveraineté, à son intégrité territoriale et à ses aspirations euroatlantiques. Les Alliés approuveront également des programmes élargis visant à soutenir les besoins défensifs de la Bosnie-Herzégovine, de la Géorgie et de la république de Moldavie.

Préservation des valeurs et des institutions démocratiques  : le traité fondateur de l’OTAN et le travail qu’elle accomplit au quotidien pour assurer la sécurité de nos citoyens montrent clairement que les Alliés de l’OTAN sont plus forts lorsqu’ils sont unis dans leur respect des principes de la démocratie, de la liberté individuelle et de l’état de droit. L’Assemblée parlementaire de l’OTAN a souligné l’importance de la résilience démocratique pour la force et l’unité de l’OTAN, et les États-Unis travaillent avec les Alliés pour la soutenir et la renforcer. Lors du sommet, les dirigeants recevront un rapport d’étape sur la mise en œuvre du programme de l’OTAN couronné de succès intitulé « Développement de l’intégrité », qui encourage la transparence et la réforme dans les secteurs de la défense et de la sécurité. Le rapport charge également l’OTAN de continuer à travailler avec les Alliés et les partenaires pour faire de la bonne gouvernance et de l’impact de la corruption des éléments clés du programme politique et de sécurité élargi de l’Alliance.

Renforcement de la cyberrésilience et de la défense : dans le prolongement de l’adoption, l’année dernière, d’une nouvelle politique de cyberdéfense pour l’OTAN, les dirigeants des pays alliés approuveront un nouveau plan d’action visant à renforcer la cybercoopération aux niveaux politique, militaire et technique. En tant que domaine opérationnel de l’OTAN, le cyberespace sera également une composante essentielle du renforcement du dispositif de dissuasion et de défense de l’OTAN. Sur la base des enseignements tirés du conflit en Ukraine, les Alliés décideront au sommet de recourir à l’OTAN comme plateforme de coordination pour proposer des moyens nationaux afin de constituer et d’exercer une cybercapacité virtuelle de réaction rapide pour faire face à une cyberattaque grave. Les États-Unis offriront de solides capacités nationales dans le cadre de ce réseau de soutien.

Préserver notre avance technologique : les dirigeants proposeront des engagements pour contribuer à la mise en place d’un nouvel accélérateur d’innovation en matière de défense pour l’Atlantique Nord, qui soutiendra les actions de l’OTAN visant à renforcer l’interopérabilité et à garantir que chaque Allié ait accès à des solutions technologiques de pointe pour ses besoins militaires. Les États-Unis contribueront en facilitant l’accès aux entités américaines, telles que les centres de test et les sites des accélérateurs, issus du secteur vaste et diversifié de l’innovation aux États-Unis.

Lutte contre les changements climatiques et promotion de la résilience énergétique : avant le sommet, l’OTAN a organisé son tout premier dialogue de haut niveau sur le changement climatique et ses conséquences pour la sécurité. Les États-Unis ont joué un rôle de premier plan au sein de l’Alliance en stimulant l’adaptation de l’OTAN à ces questions, notamment en généralisant les considérations climatiques dans l’analyse du renseignement et en contribuant à l’élaboration d’une méthodologie permettant de cartographier les émissions de gaz à effet de serre des entreprises de l’OTAN. Dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau plan d’action de l’OTAN sur le changement climatique et la sécurité ainsi que de la réduction de la dépendance énergétique, les États-Unis continueront également de travailler avec les Alliés pour promouvoir les bonnes pratiques en matière de réduction de la demande d’énergie dans les achats militaires.



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