Quelle contre-offensive pour la gauche française ?

La puissance de l’idéologie réactionnaire en France explique-t-elle la difficulté de la gauche à conquérir le pouvoir et à le conserver ? Ou est-ce plutôt les insuffisances de celle-ci qui ont favorisé sa perte d’influence dans les milieux populaires, dont l’extrême droite a tiré parti ? Ces deux grilles de lecture peuvent se compléter, mais l’une est bien plus utile que l’autre.

Que valent les analyses de deux universitaires spécialistes de la politique française, lorsqu’on les lit peu après des élections — présidentielle, législatives — qui ont rebattu les cartes, en particulier à gauche ? Dans le cas de Frédérique Matonti, son livre Comment sommes-nous devenus réacs ? porte la marque de la « frénésie Zemmour » de l’été et de l’automne derniers. Il résume à l’excès la vie intellectuelle française aux thématiques d’un pamphlétaire dont la vogue n’a pas duré. Avec son Faut-il désespérer de la gauche ?, Rémi Lefebvre conclut lui aussi à la « défaite idéologique cuisante et profonde » de cette famille politique, mais il le fait de telle manière que ses analyses restent utiles, y compris pour ceux qui, au vu des derniers scrutins, jugeraient sa conclusion exagérément pessimiste.

Matonti se soucie d’abord de la place que la droite réactionnaire occupe dans le débat idéologique français. Mais, pour justifier son alarme, elle pourfend une série d’ouvrages « réacs » en prétendant, à tort, qu’ils auraient « ces dernières années » monopolisé la scène intellectuelle. Elle cible — si longuement qu’on a parfois l’impression de lire de vieilles fiches de lecture — les analyses d’Alain Finkielkraut dans La Défaite de la pensée, de Paul Yonnet dans Voyage au centre du malaise français, de Luc Ferry et Alain Renaut dans La Pensée 68. Le lecteur en oublierait presque que ces ouvrages ont tous été publiés il y a au moins vingt ans. Puis, Matonti en vient aux thèses de Patrick Buisson et d’Éric Zemmour, sans oublier Michel Onfray, Jean-Pierre Le Goff et Marcel Gauchet. Son exercice s’apparente à un tir aux pigeons sans surprise. Si seuls les livres qu’elle a choisis ont dominé le débat intellectuel au point que nul n’aurait pu « échapper complètement à cette vague », pas étonnant que nous soyons tous « devenus réacs ».

D’autres facteurs ont pourtant joué dans le glissement idéologique à droite que Matonti (…)

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4 thoughts on “Le poids des pamphlets, le choc des classes, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, juillet 2022)”
  1. Bon retour parmi nous monde25, heureux de vous retrouver, chaleureuses pensées à toutes celles et ceux qui ont œuvré promptement au rétablissement du site, sincères félicitations à tous.

    Ceci dit, M. Halimi confond intellectuel et intellectualisme, dès lors si on ne sait plus à quels termes se référer quand on veut donner ou entrevoir une explication aux réalités auxquelles on fait face, c’est qu’on est dans l’élaboration de thèses qui impliqueraient une totale contingence des choix politiques effectués par la soi-disant gauche et son corollaire républicain comme étant des victimes privilégiées d’une époque où les citoyens auraient plus ou moins volontairement abandonné les valeurs démocratiques pour leur préférer celles des clivages et des opinions qui jettent l’anathème sur les uns et les autres, c’est proprement scandaleux de tenter de procéder ainsi, car ce serait trop vite oublier avec quelle frénésie cette soi-disant gauche par le passé par pure idéologie s’est elle-même attaquée à ce qui constituait le socle de la société française, la famille.
    Ces toujours la même chose avec la gauche dans sa soi-disant conjuration des politiques réactionnaires qui prétendument écrasent les plus modestes alors qu’elle, la gauche, ne gouvernerait qu’à l’intention exclusive de ceux-là, c’est de la démagogie avec laquelle plus personne dans ce pays ne veut composer, ça ne prospère plus.
    Dorénavant, plus personne n’est assez stupide pour ne pas voir combien est dispendieuse la politique de primes pour l’acquisition de saloperies de ferrailles pour lesquelles on se plaindra après du réchauffement climatique qu’elles provoquent, alors qu’on a sucré aux jeunes couples qui se défoncent au travail et veulent un premier enfant l’allocation dont avait droit leurs parents quand ils les ont mis au monde.
    l’effondrement de la nation ne s’est pas opéré parce qu’il y avait dedans un pouvoir de droite accapareur, c’est pas vrai ça, il faut peut-être revenir au premiers coups portés contre les familles françaises avec les lois Aubry et le conditionnement des prestations familiale au niveau de ressource, c’est le premier déclassement brutal et immédiat auquel les Français se sont vus confrontés à la fin des années 90, c’était déjà un intellectualisme qui relevait de l’ignoble, car les familles travailleuses et modestes se sont soudainement vues considérées comme étant riches par le pouvoir de gauche alors qu’il leur fallait trimer comme pas possible pour cumuler un salaire annuel décent.
    Les 35 heures, beau progrès social, mais, aujourd’hui, le dispositif c’est quoi, les accords de 36 ne se sont jamais faits malmener durant toute la période où ils ont été en vigueur comme les sont les 35 heures, face à celles-là, c’est l’ensemble des Français qui occupent des tâches au travail dans les conditions les plus pénibles qui en pâtissent aujourd’hui, pourquoi, là, tout explose alors que cette satanée gauche prétend encore qu’elle veut œuvrer pour les moins forts, les moins riches.
    Mauvaise analyse, mauvaise réponse bien que les intentions étaient malgré tout justifiées parce qu’il y avait réellement une certaine forme d’injustice en de nombreux endroits, en effet, les familles très aisées pouvant se permettre ce que celles modestes ne pouvaient pas, il est vrai que ce qu’on appelle le quotient familiale produisait de l’inégalité, on est d’accord.
    Cependant, les travailleurs du secteur manuel ne peuvent pas être comparés à ceux du tertiaire même à revenu égal.
    Ensuite, c’est carrément se foutre du monde avec une énergie incroyable que de continuer à parler de « démocratie libérale » à tout bout de champ, quand dans le même temps, tout, absolument tout est fait dès le plus jeune âge de nos enfants pour manipuler leurs cerveaux à n’être que de vulgaires récepteurs et jamais plus des concepteurs.
    Où est la créativité française, où sont passées toutes ces énergies qui électrisaient le monde il n’y finalement pas si longtemps que ça ?
    À une époque, en France, un vieil adage disait qu’on avait pas de pétrole mais des idées, en quelques années à subir la politique dictatoriale de la gauche-droite ; puisqu’ils sont les mêmes, « française », nous n’en avons plus aucun, c’est donc un libéralisme revisité à produire le sens contraire de ce qu’il aurait dû être, ça n’est pas une simple arnaque, c’est de la haute trahison, parce que ce travail est constitutif de l’élaboration même de l’effondrement d’une nation, même si la fécondité française est moins catastrophique qu’ailleurs en Europe, est-elle supportée par des naissances indigènes, ça reste à voir, tous les secteurs où nous étions créatifs il y a encore quelques vingt-cinq ans, sont effondrés, parce qu’ils sont actuellement, endogènes.
    Or, pendant que tous les mauvais choix politiques s’accumulaient dans la vie des Françaises et des Français durant ces années passées jusqu’à aujourd’hui, notre pays a fait le choix politique de faire dedans, ce depuis les attentats de la rue Copernic, 1980, tout de même, des juifs, des victimes privilégiées, toujours innocentes, soi-disant menacées par un islam bouc émissaire ou le « cerveau malade » des autres citoyens.
    Là, on est plus dans la trahison, c’est plus ça, c’est de l’occupation permanente et de la domination, car désolé, mais, déjà à l’époque de Saint Thomas on avait compris la vérité suivante qui veut que, les systèmes politiques sont censés s’adapter aux besoins des Hommes, or, ces besoins ne peuvent que changer puisque qu’au fil du temps et des changements de générations, les idées changent, les usages, coutumes et mœurs évoluent, donc, les systèmes politiques réellement au service de leurs populations ne peuvent que s’adapter à ces changements-là, pas en France et, plus largement, en Europe et en Occident.
    Là, les idées et les théories qui nous mènent à la baguette sont figées dans l’ambre, ce sont aux Hommes de s’y adapter, et s’ils ne le font pas de bon gré, des lois restrictives les contraindront chaque année un peu plus jusqu’à en faire de vulgaires carpettes qui se prendront en grande estime à se considérer eux-mêmes… esclaves.
    Comment peut-on se poser la question du pourquoi les citoyens français se radicalisent, alors que ce sont les sondages qui font les décisions et l’assentiment du peuple est proprement méprisé, les pouvoirs qui perdent le consentement de leurs nations sont eux-mêmes perdus, c’est juste une évidence de base avec laquelle les contempteurs faisant vivre sous leurs contraintes le monde français, occidental et plus largement celui humain sont en train de faire l’amère expérience.
    Le peuple n’est pas incarné en France dans les gouvernements qui se succèdent depuis fort longtemps maintenant, c’est absolument blâmable de s’être coupé d’un tel avantage, mais, quand on a pas le souci du peuple mais uniquement celui du bien-être de la communauté des faiseurs d’or comme unique préoccupation, c’est aussi efficace que si on avait la tête enfoncée dans l’cul.
    La preuve de l’incurie intellectuelle actuelle, qui n’est ni de gauche ou droite soit dit en passant, mais politicienne, c’est qu’elle amalgame toute menée citoyenne contre les désastreuses politiques qui ne servent que quelques-uns, comme des tentatives violentes d’abjuration de la République, quoi de mieux que de toujours faire reposer sur un aspect religieux les mouvements de réaction des citoyens, les intégristes chrétiens défendent le modèle unique de la famille, ceux musulmans refusent une dissolution intégrale de leurs dogmes dans les effets pervers soi-disant républicains… bref, les religions sont des complices bénévoles de chaque dénonciation citoyenne des notions perverses qui veulent pouvoir exister sans contraintes, aucune.
    Mais, force est donnée à chacun de constater que les antipathies aux nouvelles règles ou normes, ne proviennent jamais au préalable du ou des camps qui vont s’y opposer après avoir posé les réflexions qui s’imposent dessus, non, systématiquement, les tirs de barrage sont corrélés avec la mise en place de ce qui est nouveau.
    Que ce soit par le biais d’une intelligentsia qui s’active en croyant pouvoir imposer ce qui doit l’être sans laisser la moindre chance aux oppositions, ce qui est ce qu’il y a de pire, parce que ce troupeau abruti n’a que des slogans pour faire avaler l’imbuvable et, il finit toujours avec tous les éléments du service au fond de la gorge en très peu de temps, parce qu’en face on se contente de défendre le vivant qui n’a guère besoin qu’on lui fasse trop l’article pour obtenir l’adhésion populaire, du coup, ceux d’en face crient au populisme, absurdité totale.
    C’est une évidence dorénavant, depuis les évènement en Ukraine et ceux du Covid qui les ont précédés et durent toujours, c’est un cri populaire mondial qui dénonce que, nos jeunes générations vivent sous le joug humiliant et la tutelle paralysante de concepts mortifères.
    Qui les portent ?
    Car, il n’est absolument pas question d’imputer à aucun clergé la clairvoyance des opinions mondiales, puisque justement le mutisme voire l’allégeance desdits clergés en font les pires complices des crimes qui ne se pardonnent pas.
    Et, c’est là que les faux progressistes vont se faire littéralement dévorer par celles et ceux qu’ils se plaisent à définir comme réactionnaires comme aux temps jadis, puisque là, c’est un monde humain révolutionnaire auquel ils font face, car là, celles et ceux qui s’étaient habitués à l’obéissance de tous, ce sont eux qui ne veulent plus voir et supporter le moindre changement, la moindre évolution, pas une once de progressisme, donc, bon an, mal an, nous les avons transformés en réactionnaires sans même qu’ils n’en aient conscience, de sorte que quand ils se posent la question telle qu’elle figure ici, ça n’est qu’un début d’auto-consultation trop tardif, ils se sont laissés vivre puisque tout était parfait pour eux, la vie étant facile pour eux contrairement aux nôtres ils n’avaient aucun mal à la subir.
    Aux premiers signes de ballottage ça n’a pas bougé certains que les choses finiraient par se tasser puisque la puissance était là, erreur encore, dorénavant les flots sont démontés tout ce petit monde devient nauséeux, et alors, ce sont les signes annonciateurs de grands changements.
    Le premier d’entre-eux, c’est que cet acharnement aussi odieux qu’audacieux qui voulait faire des Français des complices contre les musulmans en essayant de les convaincre qu’il existe une incompatibilité radicale entre l’islam et les soi-disant valeurs républicaines, est un chantage dorénavant dépassé, nous en avons la preuve avec l’éjection du sieur Zemmour… les Français ne sont plus dupes de rien, ils voient bien que sous couvert de prétendues luttes contre ceci ou cela, c’est la constitution républicaine qui est elle-même devenue leur prison, une insidieuse et ignominieuse maquerelle.
    Et, faut pas combattre ?
    Les Français se foutent royalement de la droite comme de la gauche et ce qu’on prétend leurs extrêmes, c’est l’entre-soi et la fausse France qu’ils combattent, le microcosme improductif qu’il rafle tout et se plaint avec un toupet sans bornes, s’il leur faut s’allier au diable pour faire de ceux-là des salades, ils le feront.
    Mais, ils sont une nation qui a avec les cieux un lien particulier, La Pucelle n’est pas une légende, elle est vraie.
    Vive la France !

  2. Bon retour parmi nous monde25, heureux de vous retrouver, chaleureuses pensées à toutes celles et ceux qui ont œuvré promptement au rétablissement du site, sincères félicitations à tous.
    Ceci dit, M. Halimi confond intellectuel et intellectualisme, dès lors si on ne sait plus à quels termes se référer quand on veut donner ou entrevoir une explication aux réalités auxquelles on fait face, c’est qu’on est dans l’élaboration de thèses qui impliqueraient une totale contingence des choix politiques effectués par la soi-disant gauche et son corollaire républicain comme étant des victimes privilégiées d’une époque où les citoyens auraient plus ou moins volontairement abandonné les valeurs démocratiques pour leur préférer celles des clivages et des opinions qui jettent l’anathème sur les uns et les autres, c’est proprement scandaleux de tenter de procéder ainsi, car ce serait trop vite oublier avec quelle frénésie cette soi-disant gauche par le passé par pure idéologie s’est elle-même attaquée à ce qui constituait le socle de la société française, la famille. Ces toujours la même chose avec la gauche dans sa soi-disant conjuration des politiques réactionnaires qui prétendument écrasent les plus modestes alors qu’elle, la gauche, ne gouvernerait qu’à l’intention exclusive de ceux-là, c’est de la démagogie avec laquelle plus personne dans ce pays ne veut composer, ça ne prospère plus. Dorénavant, plus personne n’est assez stupide pour ne pas voir combien est dispendieuse la politique de primes pour l’acquisition de saloperies de ferrailles pour lesquelles on se plaindra après du réchauffement climatique qu’elles provoquent, alors qu’on a sucré aux jeunes couples qui se défoncent au travail et veulent un premier enfant l’allocation dont avait droit leurs parents quand ils les ont mis au monde. l’effondrement de la nation ne s’est pas opéré parce qu’il y avait dedans un pouvoir de droite accapareur, c’est pas vrai ça, il faut peut-être revenir au premiers coups portés contre les familles françaises avec les lois Aubry et le conditionnement des prestations familiale au niveau de ressource, c’est le premier déclassement brutal et immédiat auquel les Français se sont vus confrontés à la fin des années 90, c’était déjà un intellectualisme qui relevait de l’ignoble, car les familles travailleuses et modestes se sont soudainement vues considérées comme étant riches par le pouvoir de gauche alors qu’il leur fallait trimer comme pas possible pour cumuler un salaire annuel décent.

  3. Bon retour parmi nous monde25, heureux de vous retrouver, chaleureuses pensées à toutes celles et ceux qui ont œuvré promptement au rétablissement du site, sincères félicitations à tous.

    Ceci dit, M. Halimi confond intellectuel et intellectualisme, dès lors si on ne sait plus à quels termes se référer quand on veut donner ou entrevoir une explication aux réalités auxquelles on fait face, c’est qu’on est dans l’élaboration de thèses qui impliqueraient une totale contingence des choix politiques effectués par la soi-disant gauche et son corollaire républicain comme étant des victimes privilégiées d’une époque où les citoyens auraient plus ou moins volontairement abandonné les valeurs démocratiques pour leur préférer celles des clivages et des opinions qui jettent l’anathème sur les uns et les autres, c’est proprement scandaleux de tenter de procéder ainsi, car ce serait trop vite oublier avec quelle frénésie cette soi-disant gauche par le passé par pure idéologie s’est elle-même attaquée à ce qui constituait le socle de la société française, la famille.
    Ces toujours la même chose avec la gauche dans sa soi-disant conjuration des politiques réactionnaires qui prétendument écrasent les plus modestes alors qu’elle, la gauche, ne gouvernerait qu’à l’intention exclusive de ceux-là, c’est de la démagogie avec laquelle plus personne dans ce pays ne veut composer, ça ne prospère plus.
    Dorénavant, plus personne n’est assez stupide pour ne pas voir combien est dispendieuse la politique de primes pour l’acquisition de saloperies de ferrailles pour lesquelles on se plaindra après du réchauffement climatique qu’elles provoquent, alors qu’on a sucré aux jeunes couples qui se défoncent au travail et veulent un premier enfant l’allocation dont avait droit leurs parents quand ils les ont mis au monde.
    l’effondrement de la nation ne s’est pas opéré parce qu’il y avait dedans un pouvoir de droite accapareur, c’est pas vrai ça, il faut peut-être revenir au premiers coups portés contre les familles françaises avec les lois Aubry et le conditionnement des prestations familiale au niveau de ressource, c’est le premier déclassement brutal et immédiat auquel les Français se sont vus confrontés à la fin des années 90, c’était déjà un intellectualisme qui relevait de l’ignoble, car les familles travailleuses et modestes se sont soudainement vues considérées comme étant riches par le pouvoir de gauche alors qu’il leur fallait trimer comme pas possible pour cumuler un salaire annuel décent.

  4. Bon retour parmi nous monde25, heureux de vous retrouver, chaleureuses pensées à toutes celles et ceux qui ont œuvré promptement au rétablissement du site, sincères félicitations à tous.

    Ceci dit, M. Halimi confond intellectuel et intellectualisme, dès lors si on ne sait plus à quels termes se référer quand on veut donner ou entrevoir une explication aux réalités auxquelles on fait face, c’est qu’on est dans l’élaboration de thèses qui impliqueraient une totale contingence des choix politiques effectués par la soi-disant gauche et son corollaire républicain comme étant des victimes privilégiées d’une époque où les citoyens auraient plus ou moins volontairement abandonné les valeurs démocratiques pour leur préférer celles des clivages et des opinions qui jettent l’anathème sur les uns et les autres, c’est proprement scandaleux de tenter de procéder ainsi, car ce serait trop vite oublier avec quelle frénésie cette soi-disant gauche par le passé par pure idéologie s’est elle-même attaquée à ce qui constituait le socle de la société française, la famille.
    Ces toujours la même chose avec la gauche dans sa soi-disant conjuration des politiques réactionnaires qui prétendument écrasent les plus modestes alors qu’elle, la gauche, ne gouvernerait qu’à l’intention exclusive de ceux-là, c’est de la démagogie avec laquelle plus personne dans ce pays ne veut composer, ça ne prospère plus.

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