Dans une tribune parue dans le JDD le 2 juillet, le député insoumis Eric Coquerel se défend des accusations au sujet de son comportement envers les femmes. Il dénonce notamment des «rumeurs infondées» et n’écarte pas de déposer plainte.

Le député LFI Eric Coquerel, élu jeudi 30 juin président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, dénonce dans une tribune au Journal du dimanche le 2 juillet des «rumeurs infondées» concernant son comportement envers les femmes.

«Je fais cette tribune pour affirmer que je n’ai jamais exercé une violence ou une contrainte physique ou psychique pour obtenir un rapport, ce qui caractérise la porte d’entrée d’un comportement délictuel dans le domaine des violences sexistes et sexuelles», écrit Eric Coquerel, en se disant «obligé de prendre la parole pour la première fois».

Le comité contre les violences sexuelles de La France insoumise avait défendu le 30 juin le député Eric Coquerel, élu président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale, contre des «rumeurs sur son comportement avec les femmes», assurant n’avoir jamais reçu de signalement à son sujet.

«Plusieurs rédactions ont mené des enquêtes journalistiques», souligne le député, un très proche du dirigeant de LFI Jean-Luc Mélenchon : «Rien n’est jamais sorti faute d’avoir trouvé un témoignage pouvant s’apparenter à un comportement délictuel, a fortiori criminel», se défend le député. «Cette rumeur a été pourtant relancée par une enquête sur le sexisme à LFI dans le journal Causette en septembre 2018. La journaliste évoque deux brefs témoignages anonymes à propos d’un député lui aussi anonyme coupable de “dérapages, à la limite du harcèlement”», peut-on ainsi lire. «Je ne me suis pas inquiété outre-mesure sur le moment de cet article dont on disait qu’il me concernait, car il était visiblement bâclé», a-t-il encore ajouté.

Figure des Gilets jaunes, Sophie Tissier saisit le comité contre les violences sexistes et sexuelles de LFI

Dès lors, écrit Eric Coquerel, «comment réagir à une rumeur qui n’est basée sur aucune plainte, aucun signalement à la cellule interne de LFI, malgré de fréquents appels et communiqués de LFI à pouvoir le faire, aucun témoignage public, aucun résultat d’enquête journalistique sérieuse en plus de cinq ans mais dont on explique que seul le silence de LFI et son refus de mener une enquête l’expliquerait ?»

Le député explique par ailleurs s’être senti contraint de s’exprimer, pour la première fois publiquement, à la suite d’une intervention sur RTL cette semaine de l’essayiste et militante Rokhaya Diallo. Cette dernière avait alors évoqué, sans plus de précisions, des «sources au sein de LFI» mettant en cause le comportement de Eric Coquerel.

Malgré ses dénégations, une figure des Gilets Jaunes, Sophie Tissier, a annoncé ce 3 juillet sur Twitter avoir saisi le comité contre les violences sexistes et sexuelles de LFI.

Il s’agit de la première femme à saisir ce comité, après avoir déclaré la veille sur Twitter : «Moi je sais car j’ai subi. J’atteste. [Eric] Coquerel harceleur aux mains baladeuses collantes et assauts déplacés en 2014 lors des universités d’été du [Parti de Gauche]. J’ai ressenti un profond malaise je ne savais pas où il s’arrêterait. Je lui avait clairement exprimé mon refus. Il s’en foutait.»

Un témoignage conforté par celui de la vidéaste-youtubeuse Tatiana Ventôse qui assure avoir assistés aux faits.

Réagissant à cette accusation sur BFMTV le 3 juillet, le député de La France insoumise n’écarte pas la possibilité d’un dépôt de plainte : «Je n’exclus pas de porter plainte pour diffamation, tout comme d’ailleurs le mouvement envisage de porter plainte [contre] tous les gens qui répandent des calomnies absolument non vérifiées, absolument inventées sur Twitter et les réseaux sociaux depuis quelques temps.»





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