Je peux vous dire que dans le Gers, département cher à mon cœur, on connaît !

Marguerite est la fille de Jean-René, député La REM de la première circonscription du département. Cet ancien « proche du PS », comme on dit pudiquement, défend depuis des années une réduction de 120 000 postes de fonctionnaires. Il faut dire que ce petit-fils de préfet et d’instituteur ne s’est pas trop brûlé les doigts au contact de la Fonction publique. Il a travaillé chez Saint-Gobain, Compaq, Cisco, Apple (dont il fut le directeur-général pour la France) et Bouygues Telecom. Il a donc renoncé à – selon ses dires – une certaine aisance, pour devenir député dans le camp du banquier éborgneur et emmerdeur contre un candidat socialiste. Il a trois enfants, dont Pierre, fondateur du parti politique trans-partisan Allons enfants (qui pratique l’écriture inclusive et dont l’objectif est de « réconcilier les jeunes et la politique » – tout un programme), conseiller technique auprès du chef de cabinet de l’Élysée et conseiller municipal de Saint-Cloud.

La mère de Marguerite est cadre chez Eli Lilly and Company, l’un des plus grands groupes pharmaceutiques mondiaux, dons le siège social est à Indianapolis (so far away from Gers…). C’est d’ailleurs à cet Eli Lilly que l’État français a passé commande – des dizaines de milliers de doses – d’un produit qui se voulait miracle contre le Covid : le Bamlanivimab. Alors que sa distribution était interrompue aux États-Unis dès avril 2021, pour cause d’une efficacité insuffisante contre les variants, l’Agence nationale de sécurité du médicament lui délivrait une Autorisation de mise sur le marché (AMM) dès le mois de mars. De nombreux professionnels dénoncèrent immédiatement cette AMM. Selon eux, le Bamlanivimab n’était pas très efficace et il coûtait très cher.

Mais venons-en à Marguerite. Son titre de gloire, depuis plusieurs années, est d’avoir « façonné » la réforme des retraites. Le verbe “ façonner ” implique un objectif d’amélioration, de recherche de beauté, même. Acceptons-en l’augure, sans nous faire aucune illusion.

Marguerite, âgée de 34 ans, est actuellement directrice déléguée de la Caisse nationale de l’Assurance Maladie. Elle est en couple avec Aurélien Rousseau, un “ vieux ” de 46 ans, membre du Conseil d’État et directeur du cabinet de la Première Ministre.

Ancienne élève de HEC (présidente du bureau des élèves), Marguerite fait des stages chez Proctor & Gamble et McKinsey. Á la sortie d’HEC, elle travaille au cabinet McKinsey & Company comme consultante junior, où elle est chargée d’auditer les comptes de la Sécurité sociale française. Nous sommes en 2013, donc, très jeune, à l’âge de 25 ans, elle a un regard très “ américain ” sur le système social français. Son “ expertise ”, comme on dit en franglais, ne pouvait donc que plaire au banquier éborgneur et emmerdeur. Elle va gérer la crise du Covid selon McKinsey, en étant rattachée à l’Élysée, puis à Matignon. Elle va superviser la force opérationnelle dont l’objectif (et la seule politique), toujours selon McKinsey, sera une vaccination de masse d’un maximum de Français. Avec des vaccins de quelle origine ? Je vous le donne en mille !

Il faut connaître ce genre de personnage car ces forts en thème gouvernent nos existences. Au sens premier du terme car ils les dirige, il fixe le cap. Dans l’ombre, bien sûr, qui sied tant aux éminences grises. Et puis au sens d’administrer, comme si nous étions des enfants qu’il faut régenter, coordonner, superviser. Ces personnages, les médias les chouchoutent car ils en font des références, bien sûr « techniques ». Tellement « techniques » qu’elles peuvent virevolter d’un cabinet à l’autre, d’un gouvernement à l’autre. Marguerite fut ainsi conseillère (chargée des comptes sociaux) de Michel Sapin, ce redoutable socialiste qui avait succédé au ministère de l’Économie et des Finances au futur banquier éborgneur et emmerdeur. C’est, semble-t-il, Marguerite qui a eu l’idée d’un minimum de pension à 1 000 euros (depuis D’Artagnan, les Gersois ont du cœur) et d’une vraie égalité homme/femme dans les retraites.

Mais en deux mots comme en cent, la sensation du pire m’habite !





Source link

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.