Par Charles Sannat pour Insolentiae

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Haaaaa….

Il est drôle notre Bruno et depuis qu’il sait qu’il reste ministre et grand mamamouchi en chef préposé à l’économie du pays, il est en pleine forme.

Remarquez on comprend.

Le maroquin de Bercy a de quoi en réjouir plus d’un. Voiture avec plein gratuit. Cantine de luxe. Il a même le café Nespresso à volonté… alors What-else, comme dit Georges Clooney dans la réclame.

Mais redevenons sérieux.

Enfin non, c’est une figure de style parce que franchement il y a de quoi rigoler.

Oui.

Bruno veut contrôler filière par filière et produit par produit s’il n’y a pas de hausse abusive des prix.

Tiens, moi je ne suis pas aussi bien informé que notre ministre sur les hausses prix abusives, mais comme je fais mes courses, avec les copains de chez Aldi on rigole bien.

Le mot de passe c’est « elle a bon dos l’Ukraine » !

Nous avons donc désormais droit à la bouteille d’huile de tournesol 1er prix de chez Aldi à 3.66 € le litre, alors qu’il y a 4 mois nous étions à 80 centimes… alors voyons, combien y-a-t-il de fois 80 centimes dans 3.66€ ?

4.75 fois !

Une légère multiplication par presque 5 du prix de l’huile de tournesol.

Remarquez, sachez qu’à ce prix là, chez Aldi, il n’y a plus de pénurie d’huile de tournesol et comme vous pouvez le constater à ce prix, il n’y a pas d’acheteur non plus !

Alors est-ce de la « spéculation » de guerre et est-ce que c’est vilain ?

Tout d’abord écoutez le mamamouchi en chef à la radio sur France Inter.

Est-ce que c’est vilain ce que fait Aldi ?

Et bien ce n’est ni vilain ni gentil.

Ce sont les prix auxquels vous trouvez de l’huile de tournesol aujourd’hui.

C’est comme ça.

Personne ne vous force à en acheter. Mais en dessous les magasins sont vides.

En période de pénurie et d’inflation l’ajustement se fait toujours par les prix, et la moralité de la chose n’est pas le sujet si vous voulez manger… Le sujet c’est comment vous faites pour gagner plus et suivre l’inflation, plutôt que d’être poursuivi par la hausse des prix un monstre aux crocs acérés qui va dévorer votre pouvoir d’achat sans le moindre remord.

Que dit la loi ?

Je sais, la loi cela fait presque 5 ans que tout le monde s’en fiche surtout quand les « toutlemonde » sont au gouvernement.

Mais avant de faire un pass-hausse-de-prix avec QR code, il faut quand même rappeler quelques fondamentaux même pas économiques mais uniquement juridiques.

Je cite le ministère de l’économie lui-même ! Source ici Ministère des mamamouchis nexperts en néconomie.

Si vous pouviez être charitable et envoyer à Nono el ministro le lien de son propre site web, cela alimenterait le débat public.

« L’information sur les prix est obligatoire

Depuis le 1er janvier 1987, tous les prix sont libres, à quelques exceptions près, lorsque la concurrence est inexistante ou insuffisante : certains transports publics, taxis, tarifs réglementés du gaz et de l’électricité, cas particulier des livres, etc ».

Voilà.

Si Aldi veut vous vendre une bouteille d’huile de tournesol 1er prix hors de prix c’est le droit le plus strict de ce magasin.

Il a une seule obligation. Afficher le prix de manière claire et sincère.

Ici 3.66 € la bouteille. Je sais ce que cela va exactement me coûter.

Libre à moi d’acheter ou pas.

Et à 3.66 c’est ou pas !

Et nous sommes nombreux à faire du « ou pas » quand je vois les rayons pleins d’un truc que l’on avait plus depuis deux mois !

Les prix sont libres.

Il n’y a donc aucun fondement juridique à ces contrôles de la DGCCRF.

Si on commence à regarder le prix d’un sac Vuitton, rapporté au coût de fabrication on va avoir des problèmes. Ce sera le cas aussi avec les Iphones qui sont hors de prix ou tient… toutes les bagnoles allemandes.

Après il ne restera à Bruno qu’à mettre en place le contrôle des prix sur tout.

En oubliant au passage, que toutes les entreprises de ce pays payent 80 % d’impôts entre le CA brut TTC et le net après tous les impôts qu’il peut rester.

Et dans une période inflationniste quand on bloque les prix, on finit très rapidement par bloquer la production car plus personne ne veut travailler.

Le blocage des prix crée la pénurie.

Il crée le marché noir.

Et c’est encore une fois les plus pauvres qui en souffrent le plus et les riches qui peuvent se payer les restos clandestins pendant les confinements et les fermetures des restaurants pour le petit peuple.

Allez, vas-y Bruno.

Montre nous ton contrôle des prix que l’on rigole. Parce que si Bruno veut faire quelques chose contre la hausse des prix il va falloir qu’il change la loi qui instaure la liberté des prix !

Je crois que ce gouvernement fera toutes les erreurs qu’il est possible de faire.

Je n’ai jamais vu un niveau aussi lamentable chez nos dirigeants. Jamais.

Il est déjà trop tard, mais tout n’est pas perdu.

Préparez-vous !

Charles SANNAT

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