Des chercheurs du MIT, d’IBM et de l’Université de Californie à San Diego, ont développé un nouveau modèle d’entraînement d’une intelligence artificielle (IA) pour obtenir des traductions automatiques plus efficaces. Les interprètes et traducteurs se demandent si, avec les avancées technologiques, ils seront bientôt définitivement remplacés par des machines. 

Le métier de traducteur pourrait prochainement disparaître

On dit communément que les intelligences artificielles et les robots ne remplaceront les humains que pour des travaux et tâches fastidieuses, ce qui permettra l’apparition d’autres métiers, plus gratifiants pour les humains. Cependant, selon Xavier Combe, interprète de conférence et traducteur, membre fondateur de l’Association française d’interprètes de conférence indépendants et enseignant à l’Université Paris X, son métier est loin d’être fastidieux, et pourtant, il pourrait bien être menacé. Lorsque les humains commencent à apprendre et à traduire dans une autre langue, l’incorporation d’autres informations sensorielles, comme des images associées aux mots, améliore l’acquisition et la rétention du langage. C’est en utilisant ce principe que des chercheurs du MIT, d’IBM et de l’Université de Californie à San Diego, ont développé un nouveau modèle d’entraînement d’une intelligence artificielle (IA) pour obtenir des traductions automatiques plus efficaces, qui laisse penser que l’on pourra bientôt se passer complètement de traducteurs humains

L’IA représente une aide, mais aussi un risque pour la vie privée

Les avancées dans ce domaine sont très rapides, et nombreuses. Par exemple, pour comprendre des textes écrits dans une langue étrangère, un crayon électronique a été développé. Il scanne le texte et réalise la traduction en temps réel. Cet outil existe déjà aujourd’hui, ce qui montre à quel point l’application pratique des avancées de la recherche est rapide. Dans une centaine d’années, Xavier Combe envisage un monde où les êtres humains seront munis d’une prothèse linguistique sur l’oreille ou sous la peau pour comprendre tout ce qui se dit, quelle que soit la langue. Mais, selon ce professionnel du langage, la langue “n’est pas qu’un outil de communication, mais un bien immatériel, un commun qui sert à façonner et enrichir la pensée individuelle et collective” : apprendre des cultures étrangères sera indispensable pour la compréhension de l’autre. Malheureusement, dans le secteur du langage, l’intelligence artificielle ne représente pas seulement une aide, mais aussi un certain nombre de graves risques : les algorithmes sont très doués pour recueillir des données personnelles et des messages de menace automatisés, ou même pour utiliser une voix qui en imite une autre, pour la réalisation de vidéos truquées.





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