Selon le Daily Mail, en Australie, les unités de soins intensifs font face à une arrivée massive de nouveau-nés dépourvus de système immunitaire face au VRS (virus respiratoire syncytial), responsable de la bronchiolite.

Les “bébés pandémie” et les maladies respiratoires : un phénomène troublant

Un nombre inquiétant de nouveaux-nés sans système immunitaire aux virus respiratoires se retrouvent en unité de soins intensifs. Selon certains médecins, les bébés nés durant la pandémie de Covid-19 nécessitent des soins intensifs puisqu’ils sont “confrontés à des virus qu’ils n’avaient jamais rencontrés auparavant”, comme la grippe, la covid ou le VRS. Le Daily Mail rapporte que les enfants sont nés et ont grandi à une époque où pratiquement aucun virus ne circulait en Australie.

D’après le Dr Philip Britton, pédiatre spécialiste des maladies infectieuses, une analyse des admissions dans les unités de soins intensifs dévoile que les bébés sont testés positifs pour la grippe et le covid en même temps. Par ailleurs, le médecin avait informé un peu plus tôt le Daily Telegraph qu’au “cours du mois dernier, nous avons constaté quatre fois plus d’admissions à l’hôpital pour la grippe chez les enfants que pour le covid”.

Le Dr Britton a déclaré que 5% des enfants qui présentent des “co-infections” étaient admis en soins intensifs. Selon lui, il s’agit d’une statistique “très préoccupante”. Fait d’autant plus préoccupant puisque près de la moitié des enfants n’avaient pas de problèmes de santé préexistants.

À cela s’ajoute un nombre élevé d’admissions en soins intensifs qui a mis le système hospitalier sous pression.

“C’est quelque chose que nous n’avions jamais vu auparavant”

Les “bébés pandémie” présentent des inflammations à la poitrine, au cerveau et au cœur causés par la grippe, le covid et le VRS. Ce dernier est l’un des virus responsables de la bronchiolite et de la pneumonie. Si elle est courante et très contagieuse, pouvant nécessiter un passage aux urgences ou une hospitalisation, la bronchiolite est, dans la plupart des cas, une maladie bénigne. Aussi, l’article souligne la propagation du virus dans l’ensemble du pays tout au long de la crise sanitaire. Les chercheurs australiens se sont dits “choqués” par l’augmentation soudaine de cette maladie au cours de la première année de confinement : “C’est quelque chose que nous n’avions jamais vu auparavant”, a déclaré le Dr John-Sebastian Eden, spécialiste des maladies infectieuses.





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