Pékin a fait savoir que l’armée chinoise était prête à lancer des opérations militaires pour contrer toute tentative d’ingérence extérieure sur le dossier taïwanais. Le gouvernement chinois accuse Washington de violer le principe d’«une seule Chine».

Dénonçant l’arrivée à Taïwan du sénateur américain Rick Scott (parti républicain) dans le cadre d’un déplacement visant à développer les relations américano-taïwanaises tant sur le volet sécuritaire que commercial, le porte-parole du ministère chinois de la Défense a déclaré le 8 juillet que son armée était «prête à la guerre».

Il faut par tous les moyens assurer l’unité de la Patrie

«Nous pouvons commencer des opérations militaires à tout moment et défendrons fermement la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de notre pays», a assuré le haut-diplomate en référence au soutien américain apporté aux autorité du territoire insulaire que Pékin considère comme partie intégrante de la Chine.

«L’Armée populaire de libération de Chine mettra résolument fin à l’ingérence extérieure et à toute tentative des séparatistes taïwanais d’obtenir la soi-disant indépendance de Taïwan […]. Il faut par tous les moyens assurer l’unité de la Patrie», a-t-il ajouté, ici cité par TASS.

Le déplacement à Taïwan du sénateur républicain Rick Scott fait suite à l’amorce de discussions commerciales entre Washington et Taïwan, au début du mois de juin.

Pour rappel, les Etats-Unis, qui sont le plus important partenaire et fournisseur d’armes de Taïwan, ne reconnaissent pas officiellement son indépendance mais soutiennent fortement l’île dont ils mettent en avant le statut «démocratique» en l’opposant à ce qu’ils jugent être une «autocratie» chinoise.

A l’image d’un dossier taïwanais générateur de tensions entre Pékin et Washington, le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin a sommé le 10 juin son homologue chinois Wei Fenghe de «s’abstenir» de toute nouvelle action déstabilisatrice envers l’île de Taïwan, en référence à l’incursion de 30 avions militaires chinois dans la zone d’identification de défense aérienne («Adiz») de Taïwan, la plus importante opération de ce genre en 2022. Remarque face à laquelle le principal intéressé avait assuré que son pays «briserait en mille morceaux» toute tentative d’indépendance de l’île que Pékin considère comme partie intégrante de son territoire.



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