L’analyste politique Nikola Mirkovic explique les raisons des manifestations qui ont éclaté à Skopje, le 6 juillet, contre la décision du gouvernement d’accepter la proposition française visant à faire adhérer la Macédoine du Nord à l’UE.

Alors que le gouvernement de Macédoine du Nord a accepté la proposition française visant à débloquer le veto de la Bulgarie à l’adhésion du pays à l’UE, des manifestations ont éclaté à Skopje le 6 juillet, en opposition à cet accord.

Interrogé par RT France le 7 juillet, l’analyste politique Nikola Mirkovic explique que ces milliers de manifestants «ne veulent pas rentrer dans l’Union européenne et surtout ne veulent pas rentrer dans une UE, conditionné par une demande de la Bulgarie sur la façon dont la Macédoine du Nord doit être intégrée dans l’Union européenne». Il note que les manifestants «voient la mainmise de l’UE, l’ingérence de l’OTAN [et] des puissances occidentales pour essayer de façonner un pays qui pourrait être euro-compatible». 

«Ils ont peur de cela, veulent garder leur souveraineté, défendre leur identité [et] voient les résultats des autres pays des Balkans qui sont entrés dans l’UE [ne] pas être mirobolants», étaye l’expert. Il ajoute que «des nationalistes de la Macédoine du Nord disent que la Bulgarie a des prétentions sur le territoire macédonien».

En visite à Skopje le 5 juillet, le président du Conseil européen Charles Michel a soutenu la proposition française en appelant les Macédoniens à dire «oui» à cette «opportunité historique» d’intégrer l’UE. Le Parlement macédonien doit désormais se prononcer, alors que d’autres manifestations ont d’ores et déjà été annoncées.



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