par Seph.

Après l’énorme mensonge de Boutcha (voir Annexe 1), puis de la gare de Kramatorsk (voir Annexe 2), après les fausses accusations de viols sur enfants démenties par l’ex-médiatrice ukrainienne aux droits de l’homme, voici maintenant l’affaire du bombardement du centre commercial de Krementchouk :

Zelensky : « La Russie frappe un centre commercial à Kremenchuk, alors que plus de mille personnes se trouvent à l’intérieur. » … « Le centre commercial est en feu, les pompiers tentent d’éteindre l’incendie, le nombre de victimes est impossible à imaginer ».

Et voilà l’OTAN, USA en tête vont envoyer des missiles à longue portée. Pour bombarder Moscou ??????

Kremenchuk se trouve sur le Dniepr, loin des lignes de front.
Les faits

Que s’est-il passé le 27 juin dans la ville ukrainienne de Krementchouk, dont des images d’un centre commercial en feu ont été largement relayées dans les médias et sur les réseaux sociaux ?

Alors que Kiev et les pays occidentaux ont condamné d’une seule voix un « crime de guerre » attribué à Moscou – qui aurait fait 18 morts selon les autorités ukrainiennes –, la Russie assure avoir frappé un dépôt d’armes occidentales, ce qui aurait provoqué un incendie dans un centre commercial fermé à part quelques boutiques voisines.

La vidéo montre un centre commercial en feu . Une vingtaine de civils sont là et regardent les pompiers faire leur travail. Ils ne montrent aucune panique ni aucun chagrin. Le grand parking du centre commercial est vide, à l’exception de cinq voitures qui ne semblent pas avoir été endommagées. Je ne vois aucune bicyclette.

S’il y avait 1000 personnes dans le centre commercial, comment sont-elles arrivées là ? Comment ont-elles prévu de rentrer chez elles ?

Une autre vidéo, d’un point de vue différent, montre également une grande place de parking vide avec deux soldats qui se promènent en tenue de combat. Ils portent des casques, des gilets pare-balles et leurs armes. Ils ont de grands sacs à dos militaires. D’autres soldats qui traînent dans le coin, en tenue vert olive, les saluent.

Les photos satellites montrent que le centre commercial est juste à côté de la grande usine mécanique de Kredmash. C’était la véritable cible de l’attaque, le centre commercial n’étant qu’une victime involontaire car le feu s’est propagé. Et si on regarde les dégâts de près, on se rend compte que le centre commercial a brûlé par l’arrière ! C’est-à-dire justement par sa façade qui est face à l’usine !

L’usine en question se trouve aux coordonnées suivantes : 49°04’25.1″N 33°25’37.4″E.

On s’aperçoit que ce qui se trouve près du parc et du lac (3) c’est l’usine (2) et pas le centre commercial (1) qui est à plus de 400 m de l’endroit que l’on voit être bombardé dans la vidéo.

Jacques Baud : fait le point et évoque Kremenchuk



Michel Collon : Zelensky a prétendu que l’armée russe avait tiré un missile sur un centre commercial dans lequel se trouvait 1000 personnes. L’information a été abondamment relayée pour dénoncer la barbarie des Russes. Pourtant, divers éléments posent question…



Condamnation du G7 et l’ONU

Par la voix de son président Volodymyr Zelensky, l’Ukraine avait dénoncé dès la veille une attaque ayant ravagé un « centre commercial ordinaire [avec] à l’intérieur des femmes, des enfants, des civils ordinaires ».

Le dirigeant avait fustigé « l’un des actes terroristes les plus éhontés de l’histoire européenne », qui aurait fait selon les services de secours ukrainiens au moins 18 morts et des dizaines de blessés.

« Les attaques indiscriminées contre des civils innocents constituent un crime de guerre », avaient déclaré dans la soirée les dirigeants du G7 depuis leur sommet dans le sud de l’Allemagne, dans une déclaration qui « condamne solennellement l’attaque abominable » de Krementchouk et assure que Vladimir Poutine devra « rendre des comptes ».

Dans un message publié sur Twitter en français et en russe, Emmanuel Macron avait quant à lui dénoncé une « horreur absolue » et appelé le peuple russe à « voir la vérité » en face.

« [Cela] ne fera que renforcer la détermination [des Occidentaux à soutenir l’Ukraine] », a commenté le Premier ministre britannique Boris Johnson.

À New York, le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric a rappelé que les belligérants étaient tenus par le droit international de « protéger les civils et les infrastructures civiles », jugeant la frappe « totalement déplorable ».

En revanche les tirs de missiles de l’armée ukrainienne sur les zones résidentielles des deux Républiques autonomes ne sont jamais évoqués ? Par exemple, en deux jours, les bombardements de terreur de l’armée ukrainienne contre les zones résidentielles de la RPD (République populaire de Donetsk) ont fait sept morts (dont une enfant de 10 ans) et 44 blessés parmi les civils, ainsi que de nombreuses destructions d’habitations et d’infrastructures civiles.

La Réaction Russe
L’impat d’un des deux missiles Russes dans l’usine à coté du super-marché de Krementchouk.

Dans un communiqué le 28 juin, le ministère russe de la Défense rapporte ainsi une « frappe par armes aériennes de haute précision dans la ville de Krementchouk […] sur des hangars contenant des armes et des munitions fournies par les États-Unis et les pays européens », ayant vocation à être envoyées aux troupes ukrainiennes dans le Donbass.

« La détonation de ces munitions pour armes occidentales qui y étaient stockées a provoqué un incendie dans un centre commercial non fonctionnel situé près du territoire de l’usine », poursuit ensuite le ministère russe sans faire état du bilan humain.

Par ailleurs, en visite au Turkménistan pour une réunion des ministres des Affaires étrangères des États riverains de la mer Caspienne, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a déclaré : « Hier, tous les médias occidentaux ont multiplié des vidéos de Krementchouk qui diffusaient les images d’un centre commercial en feu tout en accusant l’armée russe de bombarder des infrastructures civiles. Le ministère russe de la Défense a expliqué très clairement ce qui s’était réellement passé. On a bombardé le hangar où étaient stockées des armes et des munitions américaines et européennes. Et à la suite de la détonation des munitions, un centre commercial vide à proximité a pris feu ».

« Ce que je veux dire, c’est que plus il y aura d’armes livrées et destinées à prolonger le conflit, à prolonger les souffrances des civils qui vivent constamment sous les bombardements du régime néo-nazi ukrainien, plus nous accomplirons de tâches sur le terrain », a-t-il ajouté.

Depuis le début de son « opération militaire spéciale » en Ukraine le 24 février, Moscou affirme ne cibler que les infrastructures militaires dans l’objectif de « démilitariser » et « dénazifier » le pays afin de protéger les populations du Donbass.

L’Ukraine continue donc de propager de fausses informations sur les « crimes de guerre » de l’armée russe.

Tout ceci fait suite aux bonnes habitudes de l’Occident de propager d’énormes mensonges. Par exemple : les charniers de Timisoara, les couveuses du Koweït , les armes de destruction massive de Saddam Hussein, le « Il faut rayer Israël de la carte », la fabrication par une télé chinoise d’une fausse journaliste française (Laurène Beaumond), « Cinq cent mille esclaves ouïghours dans des champs de coton chinois », tout était inventions utiles. TOUT CELA EST FAUX.

Ces fake news, les médias s’en sont régalés aussi longtemps que possible parce que c’était idéologiquement profitable au camp de la pensée unique qui a pour les États-Unis les yeux de Chimène.

Ici en Occident les gouvernements ont déjà fait taire les médias russes. On a beau se prétendre « démocrates », il vaut mieux censurer les voix discordantes avant de mentir.

Ils abordent donc le conflit ukrainien, sans contradiction, en se convaincant qu’ils ont le devoir de juger seuls, de condamner et de sanctionner la Russie.

Cependant il y a parfois quelques fissures. Par exemple, Franceinfo confirme que les habitants de Lissitchansk, ceux du village de Katerinovka, près de Zolotoye, disent être heureux que les Russes soient arrivés. :

Voici la situation en Ukraine :

https://reseauinternational.net/de-la-retraite-a-la-debacle
https://reseauinternational.net/a-propos-de-la-denazification-de-lukraine

Non seulement Zelensky ment, mais il bâillonne.

En effet, en février 2021, le président ukrainien Zelensky a interdit par décret tous les médias libres, c’est-à-dire critiques à son égard.

En conséquence, de nombreux journalistes qui déplaisaient au pouvoir ont disparu du champs médiatique. De plus, une chasse aux sorcières c’est installée, ainsi de nombreux gouverneurs ukrainiens exigent que les sympathisants de la Russie soient pendus aux arbres.

Zelensky s’exprime à la télévision d’État contre des journalistes qu’il cite nommément, en ces termes : « Ces menteurs du front et leurs supérieurs à Moscou doivent se rappeler que leur fin de vie sera derrière les barreaux – dans le meilleur des cas ».

Malgré cette répression manifeste du journalisme libre, Zelensky a reçu en avril 2022 en RFA le « Prix de la liberté des médias ». Cela n’en dit-il pas long sur la qualité de nos médias ?

Encore un énorme mensonge pour avoir des armes et pourquoi pas la bombe nucléaire ?

***
Annexe 1 : Que s’est-il passé à Boutcha ?

Avec l’affaire de Boutcha, nous entrons clairement dans la propagande de guerre de bas étage et qui paradoxalement se démonte aujourd’hui plus facilement, grâce en partie aux réseaux sociaux, que les histoires de bébés crucifiés aux portes des granges par l’armée prussienne en 1914.

Il faut dire que dans cette affaire, la précipitation et l’amateurisme des faussaires ont permis d’éventer rapidement la supercherie.

Tout d’abord la chronologie même des événements ne colle pas avec la réalité : le 30 mars les soldats russes évacuent la ville et dès le lendemain, le 31 mars, le maire de Boutcha hilare devant une caméra, le confirme et précise même qu’il n’a aucun mort à déplorer dans sa ville ce dont il se réjouit, bien évidemment. Le même jour, les néo-nazis du régiment Azov entrent dans Boutcha et le 4 avril est publiée dans le New-York Times une photo satellite datée du 19 mars, qui montre une rue jonchée de cadavres.

La photo, diffusée aux médias occidentaux, a été présentée comme preuve d’un « crime de guerre commis par les troupes russes en Ukraine ». Mais des experts établiront que la photo n’a pas été prise le 19 mars, quand l’armée russe se trouvait encore dans la ville mais le 1er avril, deux jours après qu’elle l’ait évacuée.

La date et l’heure exacte de l’image ont été calculées par le programme SunCalc sur la base de l’inclinaison du soleil au-dessus de l’horizon et donc de la direction des ombres. Dans l’image satellite publiée par le New York Times, l’angle du Soleil est de 42 degrés. Cela signifie que la photo satellite a été faite à 11h57 GMT le 1er avril.

Par la suite, les expertises réalisées dans le cadre de l’enquête internationale chargée de démontrer la réalité du prétendu crime de guerre commis par la Russie, concluront au fait que la plupart des cadavres de Boutcha présentaient des blessures par des fléchettes contenues dans des obus utilisés par l’armée ukrainienne alors que les autorités de Kiev affirmaient que tous les civils avaient été exécutés avec des armes automatiques.

Fin de la manipulation et silence radio désormais sur les médias de grand chemin au sujet du « massacre de Boutcha ».

***
Annexe 2 : Que s’est-il passé à Kramatorsk ?

Dans cette autre affaire de manipulation où un missile a été lancé le 8 avril 2022 sur la gare de Kramatorsk juste après que les autorités ukrainiennes aient annoncé que des trains d’évacuation étaient à disposition des habitants et où une foule importante de civils était assemblée dans la gare (plusieurs dizaines de morts).

Il y a là deux objectifs qui sont poursuivis : outre la volonté de présenter un agresseur russe commettant des crimes de guerre aux yeux de l’opinion publique mondiale, il y avait la volonté d’empêcher les populations du Donbass de quitter les villes où elles servent de bouclier humain aux FAU en les décourageant de partir par le train (pour les nombreuses familles qui ne disposent pas de véhicules).

Là encore, à l’heure des réseaux sociaux, après l’effet d’annonce, il est plus facile de faire circuler l’information et quelques minutes après l’attentat, une photo est reprise sur la Toile où l’on peut voir très nettement le numéro de série du missile Tochka-U (?91579 en russe) qui a frappé la gare ferroviaire.

Ce missile provient d’un stock clairement identifié comme appartenant à l’armée ukrainienne. Seules les FAU disposent de missiles Tochka-U. L’armée russe n’utilise plus cette arme depuis 2019. Les Républiques populaires de Donetsk et de Lugansk ne l’ont jamais utilisée.

Il s’agit là de manière plus qu’évidente d’un crime de guerre accompli par le régime de Kiev contre sa propre population dans le but de blâmer la Russie.

Seuls ceux qui ne connaissent pas le degré de haine et de mépris dans lequel sont tenus les habitants du Donbass par les militants nationalistes et suprémacistes ukrainiens pourront s’étonner de voir une armée tirer délibérément sur son « propre » peuple.





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