Une société d’État russe nouvellement créée reprendra les droits et obligations de Sakhalin Energy Investment Co., la coentreprise qui gère le projet pétrolier et gazier Sakhalin-2, a rapporté Reuters aujourd’hui.

Cela pourrait signifier une sortie forcée du projet pour Shell et les japonais Mitsui et Mitsubishi, qui sont des actionnaires minoritaires de Sakhalin Energy Investment Co. (oilprice.com)

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Nikkei : Sakhaline-2 oblige le Japon à choisir entre sécurité énergétique et unité du G7

Le décret du président russe Vladimir Poutine sur le projet pétrolier et gazier Sakhaline-2 pose un dilemme difficile pour le Japon, écrit le journal Nikkei.

Selon l’auteur de l’article, Tokyo devra choisir entre sa propre sécurité énergétique et l’unité du G7. La situation est aggravée par le fait que Mitsui et Mitsubishi ont une participation dans Sakhalin-2. Et environ dix pour cent des importations de gaz naturel liquéfié du pays proviennent de ce projet.

Selon le chroniqueur, il existe trois scénarios possibles pour le Japon. La première suppose que Mitsui et Mitsubishi satisfassent aux conditions de Moscou et obtiennent une participation dans le nouvel opérateur de Sakhaline-2. Il n’y aurait aucune garantie que la structure de propriété et la proportion de parts dans le projet soient maintenues. Dans le second cas, il leur serait possible de refuser d’aller vers le nouvel opérateur et pour Tokyo de conserver des contrats à long terme pour l’achat de GNL. Le journaliste a notamment rappelé qu’en 2009, l’importateur d’énergie japonais JERA a signé un contrat de 20 ans pour la fourniture de plus de 1,5 million de tonnes de combustible par an au projet Sakhaline-2.

« Normalement, cela n’aurait pas été un problème. Les contrats de ce type restent généralement en place lorsqu’il y a un changement de propriétaire. Mais la Russie a placé le Japon sur la liste des « pays inamicaux », de sorte que l’incertitude demeure », souligne l’article.

Quant au troisième scénario, il est considéré comme le pire, car Mitsui et Mitsubishi abandonneraient alors leurs participations dans le nouvel opérateur et les contrats d’importation de GNL seraient résiliés. Pour Tokyo, cela signifierait un sérieux coup porté à la sécurité énergétique, car elle devrait acheter du gaz plus cher sur le marché spot.

En conséquence, le Japon est confronté à un dilemme : si le pays tente de protéger ses intérêts dans Sakhaline-2, il provoquera la discorde au sein du « front uni » des pays du G7, et s’il décide de se retirer du projet, il s’expose à de graves perturbations de l’approvisionnement en gaz naturel liquéfié, résume l’article.

« Sakhalin-2 est un projet pétrolier et gazier qui développe deux champs pétroliers et gaziers au nord-est du plateau de Sakhaline, les champs de Piltun-Astokhskoye (à prédominance de pétrole) et de Lunskoye (à prédominance de gaz). L’infrastructure comprend trois plateformes offshore, une installation de traitement à terre, un terminal d’exportation de pétrole et une usine de GNL d’une capacité nominale de 9,6 millions de tonnes par an.

Avant le décret présidentiel, Sakhalin Energy était l’exploitant du projet. Elle est désormais détenue par Gazprom (50 % plus une action), Shell (27,5 % moins une action), Mitsui & Co. Ltd (12,5 %) et Mitsubishi Corporation (10 %).

La société anglo-néerlandaise Shell a annoncé fin février sa décision de se retirer de ses coentreprises avec Gazprom et Gazprom Neft, notamment Sakhaline-2, Yenisei et Salym Petroleum, et de mettre fin à sa participation à Nord Stream 2.

Source : https://ria.ru/20220702/yaponiya-1799768483.html

Traduction : Avic pour Réseau International



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