Les bloqueurs et bloqueuses se sont rapidement faits sortir de la route par les gendarmes.

12 juillet 2022 à 16h42,
Mis à jour le 12 juillet 2022 à 18h06

Durée de lecture : 2 minutes

Luttes
Climat

Après Roland-Garros, le Tour de France. Des militants du collectif Dernière rénovation, qui milite pour une isolation massive des bâtiments, ont neutralisé la 10ᵉ étape de la course cycliste, le 12 juillet. Neufs militants se sont assis au milieu de la route, entre Morzine et Megève (Haute-Savoie), pour bloquer les coureurs. Leur action a interrompu la course pendant une dizaine de minutes.

Parmi eux, Alice, 32 ans : « Je préférerais ne pas en arriver là. Je préférerais être avec ma famille, être tranquille dans mon canapé à célébrer le Tour de France, pendant que le gouvernement fait son travail. Mais ce n’est pas la réalité », a-t-elle indiqué sur le compte Twitter de Dernière rénovation.

12 millions de personnes en situation de précarité énergétique

Le collectif a été créé début 2022 pour exiger que le gouvernement s’engage à financer et assurer la rénovation énergétique des logements de tous les ménages en situation de précarité énergétique — soit 12 millions de personnes — d’ici à 2030. « 20 % des émissions de gaz à effet de serre viennent du secteur résidentiel et tertiaire », rappelle le collectif sur son site internet.

Depuis avril, ce groupe d’activistes s’est distingué en orchestrant plusieurs blocages du périphérique parisien et en interrompant un match de tennis lors du tournoi de Roland-Garros, le 3 juin dernier. L’image de la jeune Alizée, à genoux, enchaînée au filet par le cou a fait le tour du monde.

Interrogés par Reporterre lors de leur blocage devant l’Assemblée nationale, plusieurs jeunes militants précisaient la stratégie du collectif : « Par rapport aux autres organisations du mouvement climat, notre résistance s’inscrit sur le long terme avec un foisonnement d’actions de désobéissance civile, une répétition dans le temps qui va nous permettre de construire un rapport de force », expliquait alors Nicolas, étudiant en licence de physique. Le tout articulé « autour d’une revendication simple, consensuelle, qui fait du bien à tout le monde : la rénovation énergétique des logements, avait-il poursuivi. Si on n’arrive même pas à faire ça, on n’arrivera jamais à avancer. »

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