par Larry Johnson.

Depuis les échecs répétés de Wile E Coyote pour attraper le Road Runner (Bip Bip et Coyote en français), nous n’avons pas vu de débâcles pareilles à celles qu’on observe actuellement au Royaume-Uni et en Europe suite à leur fâcheuse tentative de détruire la Russie. L’économie allemande est au bord du précipice. Avec une économie qui dépend de l’importation de pétrole et de gaz en provenance de Russie, le Premier ministre allemand Olaf Scholz a trouvé que ce serait une bonne idée de se couper de son principal fournisseur. Cela ne pouvait pas poser le moindre problème, n’est-ce pas ?

Aux Pays-Bas, le gouvernement a déclaré une guerre économique à ses agriculteurs (inspiré par le désir du gouvernement de se verdir) et a été surpris de découvrir que les agriculteurs produisent de la nourriture. Qui l’eut cru ? Voyez les rayons vides des épiceries aux Pays-Bas !

Ils voulaient se verdir mais maintenant ils ont faim. Apparemment, tous les produits alimentaires n’arrivent pas tout emballés d’Amazon !

On peut compter sur Boris Johnson du Royaume-Uni (aucun lien de parenté avec moi), pour organiser le plus grand spectacle de clowns du cirque. L’économie britannique est sur le point de rejouer le naufrage du Titanic :

« Le Royaume-Uni glisse vers une récession. Il y a seulement six mois, on s’attendait à une forte reprise, mais l’impact de la pandémie, le lent retour aux formes de travail pré-Covid et l’inflation galopante provoquée par l’invasion de l’Ukraine ont déprimé l’économie. …

La semaine dernière, le gouverneur de la Banque d’Angleterre, Andrew Bailey, a averti que les Britanniques risquaient de subir une récession plus profonde et plus longue que les autres grandes nations industrialisées. Il a également déclaré que l’inflation serait plus sévère et plus difficile à maîtriser. »

Au lieu de rester chez lui et d’essayer au moins de faire semblant de s’attaquer aux problèmes politiques croissants, Boris a préféré augmenter les miles de compte de fidélité en multipliant ses voyages à Kiev pour rendre visite à son nouveau béguin, Zelensky le Comédien. La négligence de Boris Johnson à l’égard du front intérieur a atteint son paroxysme aujourd’hui (6 juillet 2022, ndt), où il s’est trouvé confronté à un tsunami de démissions au sein de son cabinet. Boris a imité à merveille Helen Keller en refusant catégoriquement de reconnaître l’érosion dramatique du soutien dont il bénéficiait ou d’entendre les appels à la démission de sa propre équipe. Il continue d’avancer en titubant, du moins pour l’instant, colérique et entêté. Nous n’avons pas été témoins d’un tel niveau d’aveuglement depuis qu’Hitler, terré dans son bunker, déplaçait des armées imaginaires pour tenter d’arrêter les Soviétiques.

Boris, selon la presse, se prend pour une réincarnation de Winston Churchill. Cela signifie que nous pouvons ajouter une médaille supplémentaire pour auto-illusion à la liste des réalisations de Johnson pendant son mandat. Il semble que B.J. soit guidé par l’une des citations emblématiques de Churchill : « Ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le début de la fin. Mais c’est, peut-être, la fin du commencement ». Flash info pour Boris – c’est la fin du parcours. Il est temps pour toi de partir.

La Russie et la guerre en Ukraine sont le fil sous-jacent du chaos politique qui se déroule au Royaume-Uni et dans le reste de l’Europe. Les grands espoirs que les dures sanctions économiques feraient plier Poutine se sont avérés être le plus grand conte de fées du XXIe siècle. Poutine et les Russes se portent très bien. Ce sont les Européens qui, comme dans le cas de Wile E Coyote, s’auto-détruisent.

Si l’économie européenne ronronnait comme une Ferrari sur une autoroute, les Européens, en particulier les Britanniques, seraient prêts à passer sur les mensonges et l’incompétence de leurs dirigeants. Mais la Ferrari est en panne d’essence et bloquée dans le désert. Cela ne rend pas les électeurs heureux et patients. Ils ont plutôt tendance à se montrer un peu agités et indisciplinés lorsqu’ils doivent renoncer à leur dîner.

J’imagine que Vladimir Poutine est à l’écoute de Sky News, assis dans un grand fauteuil inclinable, en train de grignoter un sac de pop-corn et de boire une bière ou deux en regardant le show de Boris Johnson, qui s’est réinventé en capitaine du Titanic. Boris s’arrime au mât. Il va sombrer avec le navire.

La détérioration de la situation en Ukraine complique la situation de Boris Johnson. Sir Hew Strachan, dans le Daily Telegraph, a remis les pendules à l’heure :

« Mais en ce qui concerne les vrais besoins de l’Ukraine, l’OTAN n’a offert guère plus que des paroles chaleureuses. Elle a ainsi mis en lumière les profonds écarts entre la compréhension qu’a l’alliance de sa propre sécurité et les besoins immédiats de l’Ukraine. …

Le temps ne joue pas en faveur de l’Ukraine. Le pays perd des vies et subit des destructions massives : pour Kiev, les coûts économiques sont plus importants et plus immédiats que pour la Russie. Cependant, l’OTAN se comporte comme les Talibans l’ont fait par le passé – comme si la Russie avait la montre mais que l’OTAN avait le temps. L’OTAN ne semble pas se rendre compte qu’elle n’aura plus de temps si l’Ukraine est vaincue avant l’été prochain. …

D’ici là, dans le meilleur des cas, l’alliance aura fourni aux Ukrainiens l’équipement et la formation nécessaires pour leur permettre d’organiser des contre-attaques. Mais la stratégie de l’OTAN dépend de la résilience de l’Ukraine au cours de l’hiver prochain – et de la résilience de ses propres électeurs. »

Voici ma prédiction : à la fin du mois d’août, Boris Johnson et Olaf Scholz ne seront plus au pouvoir et Vladimir Poutine, lui, sera bien là.

• Article complémentaire : https://www.dedefensa.org/la-grandecrise-jour-apres-jour

traduction Dominique Muselet



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