Hier, une femme a été retrouvée morte de faim et de déshydratation dans la région d’Agia Triada à Kardemyla, au nord-est de Chios.

Elle faisait très probablement partie d’un groupe de réfugiés arrivés sur l’île il y a plus d’une semaine. Deux ou trois autres femmes se trouveraient encore dans les montagnes de Kardemyla à Chios, très probablement en grave danger ou déjà mortes, selon les déclarations des réfugiés enregistrées au RIC la semaine dernière.

Selon les informations, les réfugiés ont d’abord contacté une ONG à Samos, qui a ensuite prévenu des bénévoles à Chios. Les réfugiés ont cependant refusé de donner leur localisation, car les bénévoles devraient d’abord avertir les autorités, afin de pouvoir fournir de l’aide, et d’éviter des accusations criminelles, comme nous l’avons vu dans des cas précédents où les gens n’ont pas averti les autorités avant d’aider.

La femme retrouvée morte se cachait dans la forêt pour échapper aux autorités grecques, afin d’éviter d’être retrouvée et repoussée en Turquie. Même lorsqu’elle avait désespérément besoin de soins médicaux, elle a refusé de donner son emplacement, craignant les autorités grecques plus que la mort elle-même.

Chios Press continue d’être le porte-parole du gouvernement grec fasciste, en publiant de la propagande raciste. Hier, ils ont titré « Une immigrante illégale retrouvée morte », comme si cela la rendait moins humaine, dégradée, sans importance. Ils ont réussi à utiliser cinq fois le mot « immigrant illégal », dans un court rapport de six phrases, lui manquant de respect même après sa mort.

Ceci est le résultat du traitement inhumain des autorités grecques envers les réfugiés qui arrivent sur les îles grecques de la mer Égée, ils sont chassés comme des animaux, dévalisés, battus, violés et tués, humiliés de la pire façon imaginable, cela ne peut être vu que comme une torture systématique.

Aegean Boat Report est contacté chaque jour par des personnes qui sont arrivées sur les îles grecques de la mer Égée. Beaucoup d’entre elles demandent de l’aide, mais ont trop peur de donner leur position, car elles craignent que les autorités ne les trouvent. Il est impossible d’aider quelqu’un sans savoir où il se trouve, mais nous comprenons leur peur, leur réticence à confier leur vie à un parfait inconnu.

Lorsque des personnes ont tellement peur d’une autorité européenne qu’elles choisissent la mort plutôt que d’être retrouvées, nous devrions nous inquiéter sérieusement de la suite des événements.






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