C’est historique. Mardi 12 juillet, l’euro a brièvement atteint 1 dollar, seuil qui n’avait pas été franchi depuis l’année de sa mise en circulation deux décennies plus tôt.

La monnaie unique européenne est plombée par la crainte de pénuries énergétiques à l’hiver prochain, en raison du risque de coupure des approvisionnements russes en gaz pour l’Union européenne, mais aussi par les inquiétudes qui planent sur le Vieux Continent suite à la flambée des prix de l’énergie (gaz, électricité, carburant) depuis le déclenchement du conflit en Ukraine le 24 février dernier.

En témoigne la décision de l’Allemagne, le 23 juin, qui a activé le niveau 2, dit d’ « alerte », de son plan d’urgence sur l’approvisionnement en gaz, devenu une « ressource rare », comme l’a indiqué son ministre de l’Économie et du Climat, Robert Habeck. Il s’agit du dernier palier avant l’organisation d’un rationnement par l’État, prévue dans la phase 3, afin de répartir les volumes entre particuliers, administration et industrie. Berlin, toujours dépendant de la Russie pour 35% de ses importations de gaz, voit ses livraisons diminuer depuis l’instauration des sanctions occidentales à l’égard de Moscou.

Voir aussi : Faute de gaz russe, l’Allemagne, l’Autriche et les Pays-Bas relancent les centrales à charbon

L’Union européenne souffre également de la hausse du prix des matières premières comme les céréales, l’Ukraine et la Russie étant deux importants exportateurs mondiaux. En conséquence, comme l’époque est marquée par beaucoup d’incertitudes sur le continent européen, le dollar bénéficie de son statut de valeur refuge auprès des investisseurs qui le privilégient, jugeant la devise plus sûre. Aussi, le billet vert a gagné près de 14% depuis le début de l’année.

Sur les réseaux sociaux, devant ce fait historique, les internautes se sont interrogés des conséquences de la guerre en Ukraine pour l’Europe. À qui profite-t-elle ? La journaliste et animatrice Christine Kelly n’a pas hésité à laisser entendre que les Américains étaient gagnants et les Européens perdants.

Sans surprise, les souverainistes n’ont pas manqué de rappeler la nécessité d’une sortie de l’euro, à l’instar de Florian Philippot, président des Patriotes, ou de l’économiste Philippe Murer : « L’intérêt de l’euro est nul », a-t-il martelé.





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