Cent jours après son exil sur l’île d’Elbe, Napoléon Bonaparte revient à Paris en mars 1815, reprenant les rênes du pouvoir des mains de la monarchie restaurée. Le 18 juin de la même année, l’empereur français affronte une coalition anglo-prussienne à Waterloo, en Belgique, mais son armée doit s’incliner devant les troupes du duc de Wellington et du maréchal Blücher. Le 18 juin 1815, journée qui, malgré la défaite, reste considérée comme l’un des plus beaux faits d’armes de l’armée française, signe ainsi la fin de l’épopée napoléonienne.

Selon les historiens, plus de 20 000 soldats ont trouvé la mort à Waterloo, à 20 km au sud de Bruxelles, sur cette seule journée, et plusieurs dizaines de milliers d’hommes ont été blessés. Sur le site où s’est déroulée cette bataille de renom, de nouveaux squelettes ont été mis au jour lors d’une mission dirigée par des chercheurs britanniques, rapporte le magazine Géo. Une découverte qualifiée d’«incroyablement rare» plus de deux siècles après les faits. La découverte de nouveaux ossements a été faite autour de la ferme de Mont Saint-Jean, où l’Anglais Wellington avait établi à l’époque le principal hôpital de campagne des Alliés.

« Nous avons trouvé ce qui ressemble à un squelette humain complet. Et, à côté de ça, une autre jambe amputée. Nous ne savons pas si le corps a été amené ici par le voisinage ou si c’est un blessé qui est mort à l’hôpital », a déclaré Tony Pollard, professeur à l’université de Glasgow, l’un des directeurs de la mission.

« Sur les champs de bataille napoléoniens, ce genre de trace très ancienne est incroyablement rare. C’est la première fois que nous faisons face à une grande fosse », a ajouté l’archéologue.

Ce projet de fouilles, qui associe l’administration de la région wallonne à l’association caritative Waterloo Uncovered – rassemblant archéologues, étudiants en archéologie, militaires et vétérans – a été lancé en 2015 à l’occasion du bicentenaire de la bataille.

En 2019 déjà, les restes de trois jambes amputées avaient été découverts sur le site. La campagne de recherche a ensuite été interrompue en raison de la crise du Covid-19. Elle est censée se répéter chaque année à Waterloo pendant deux semaines, a précisé l’agence de presse Belga.

Eva Collignon, archéologue belge associée à la mission, a expliqué que les ossements découverts avaient vraisemblablement été rassemblés « dans la précipitation » dans un fossé proche de l’hôpital de campagne, tant le nombre de victimes était élevé.





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