15 juillet 2022 à 15h16,

Durée de lecture : 1 minute

Nature
Climat

Les très fortes chaleurs, exceptionnelles pour la saison, bouleversent la pratique des alpinistes sur le toit de l’Europe. La voie normale d’accès au mont Blanc est « fortement déconseillée » cette semaine. Des chutes de pierres en continu, de nuit comme de jour, frappent le couloir du Goûter, un passage clé, culminant à plus de 3 000 mètres d’altitude.

Plusieurs compagnies de guides, comme celles de Chamonix et Saint-Gervais (Haute-Savoie), ont décidé de suspendre temporairement l’ascension du mont Blanc. « On a un mois d’avance par rapport aux conditions qu’on a normalement début juillet. La montagne est déjà très sèche. Consécutivement à un hiver où il a peu neigé et un printemps où il a déjà fait chaud, les chutes de pierres sont très importantes », a expliqué à France 3 Olivier Greber, président de la compagnie des guides de Chamonix.

Les massifs alpins font partie des premières victimes du réchauffement climatique

Sur le massif du Mont-Blanc, un record de chaleur a été atteint lors de la précédente canicule de juin dernier. Le 18 juin, 10,4 °C ont été relevés à près de 4 800 mètres d’altitude. Le précédent record, établi en juin 2019, était de 6,8 °C.

Ces conditions climatiques ont provoqué la mort le 22 juin d’un alpiniste sous le couloir du Goûter. « Les scientifiques nous disent, malheureusement, que des phénomènes qui étaient jusque-là relativement exceptionnels, deviennent la norme », ajoute Olivier Greber. Les massifs alpins font partie des premières victimes du réchauffement climatique. Les températures y augmentent deux fois plus vite qu’à l’échelle mondiale.

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