Depuis le 24 février 2022, marquant le début des opérations militaires russes en Ukraine, une vague d’indignation à travers le monde occidental a émergé. Si les États membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et de l’Union européenne (UE) n’ont pas souhaité envoyer de troupes sur le terrain, une quantité importante d’armes conventionnelles et de « volontaires » ont été mises à disposition de l’Ukraine[1].

D’après les données du Conseil de l’Atlantique Nord, parmi les trente-deux (32) États ayant fournis une aide militaire à l’Ukraine depuis le début de la guerre, seul la Finlande et la Suède ne font pas partie de l’OTAN[2].

Six autres ne sont pas non plus membres de l’UE, mais la plupart, excepté les États-Unis et le Canada, sont géographiquement localisés en Europe (Royaume-Uni, Macédoine du Nord, Albanie, Norvège)[3].

L’Autriche, la Bulgarie, l’Islande, l’Irlande et le Monténégro fournissent une aide non-létale, notamment des gilets pare-balles, des casques, des rations alimentaires ou encore des services de réparation de matériel militaire. Les autres, fournissent une aide militaire létale et/ou non-létale. Au total, 4,7 milliards d’euros (valeur de mai 2022) ont été déclarés par les donateurs. 53,65 % de ce total, soit 2.56 milliards d’euros, provient des États-Unis.

Notez qu’à l’exception des États-Unis, les donateurs sont globalement opaques sur les quantités et parfois sur le type d’armes fournies, probablement pour des considérations stratégiques, pour éviter toute représailles de la part de la Russie, ou, dû à un manque de législations contraignantes. Il convient donc de considérer que ces valeurs présentées ici sont largement sous-estimées.

Par ailleurs, une quantité importante de combattants étrangers (20 000 d’après les autorités ukrainiennes[4]). auraient été recrutés via les représentations diplomatiques ukrainiennes à travers le monde, parfois avec l’aval des autorités locales. En effet, si l’aide militaire octroyée à un État allié/ami agressé parait légitime, l’aide militaire est néanmoins problématique.

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Source Affaires-Africaines.com



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