Selon des spécialistes du marketing, des études de marché et des dernières tendances médiatiques, le contenu proposé par les comptes (ou contes ?) populaires des influenceurs est de moins en moins apprécié des consommateurs. Pour mettre en avant leur contenu et leurs produits, les marques se (re)tournent vers des personnes “normales” proposant du contenu “authentique”, par opposition au contenu trop travaillé et trop artificiel.

La fin du contenu scénarisé sur les réseaux sociaux

La perte d’intérêt progressive pour les contenus artificialisés des influenceurs sur les réseaux sociaux provoque un bouleversement dans le monde de la publicité en ligne. Ceci est en partie explicable par la popularité de TikTok et de son algorithme, qui donne plutôt la priorité aux types de contenus, et non aux créateurs populaires. C’est ce qu’explique un article récent publié par le magazine Fast Company.

En outre, les confinements auraient empêché d’organiser des séances photo et des productions vidéo complexes. Résultat, des formes de contenu plus originales et improvisées ont vu le jour. Selon une récente étude Entribe, réalisée auprès d’utilisateurs nord-américains, 85 % des sondés ne font plus confiance aux influenceurs. Ils estiment que ces derniers sont payés pour dire du bien d’une entreprise et ses produits (que ce soit vrai ou pas), ce qui leur fait perdre leur crédibilité vis-à-vis des consommateurs. 29 % des personnes interrogées considèrent même que l’image d’une marque est négativement affectée par l’intervention d’un influenceur !

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Des offres moins chères avec des créateurs amateurs

Selon l’étude Entribe, les consommateurs sont à la recherche d’authenticité. Suivant la loi de l’offre et de la demande, les marques s’éloignent donc des plus grands macro-influenceurs et se concentrent sur les micro-influenceurs : un public plus petit, mais plus engagé. Pour les marques, cela représente aussi un avantage au niveau économique, car les petits créateurs de contenu sont moins coûteux.

Grâce à cette tendance, tous les utilisateurs des plateformes sociales deviennent des créateurs de contenu potentiels. Plus besoin d’avoir une énorme communauté pour être sollicité par les marques. Pour Jason Konopinski, spécialiste du contenu marketing chez SocialLadder, cela démocratise la production de contenu : “Si vous êtes sur une plateforme et que vous publiez, vous êtes maintenant un créateur”. Qui ne l’est pas, aujourd’hui ?

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Cela ne veut pas dire pour autant que les influenceurs sont finis. Leurs collaborations sont toujours intéressantes, selon les spécialistes, “surtout pour déclencher des conversations sur les lancements de produits et les nouvelles marques. Nous sommes tous des consommateurs. Les gens sont enthousiasmés par les marques qu’ils aiment et il y a une affinité naturelle à en parler.”





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