Plusieurs groupes politiques, dont La France insoumise et le Rassemblement national, se sont récemment prononcés pour une réintégration des professionnels de santé non-vaccinés. Dans un communiqué publié ce mardi sur cette question, l’Académie nationale de médecine prend à son tour position et tient à faire connaitre sa “ferme opposition”.

Sans prendre en considération l’explosion des effets secondaires de la vaccination anti-Covid recensés par la pharmacovigilance, l’absence d’efficacité du produit sur la contamination comme la transmission du virus, ou bien encore le niveau de protection contre les formes graves visiblement relatif que confère l’injection, comme en atteste le différentiel de décès entre non-vaccinés et vaccinés à l’hôpital, l’institution estime que “tout refus de se faire vacciner (…) est incompatible avec le métier de soignant”. Elle commence, en effet, par rappeler son soutien marqué à la vaccination et à son obligation pour le personnel de santé, jugeant que “l’hésitation vaccinale [est] éthiquement inacceptable dans leur profession.

Voir aussi : Rapport du nombre de décès à l’hôpital entre vaccinés et non-vaccinés: les chiffres parlent enfin

Elle soutient aussi que “la baisse d’efficacité des vaccins pour prévenir l’infection et la contagion par les nouveaux variants du SARS-CoV-2 ne saurait justifier la réintégration des non-vaccinés : les vaccins actuels conservent une efficacité résiduelle contre la transmission, qui doit être complétée par le respect strict des gestes barrières en milieux de soin”.

“Aucun argument ne permet de valider scientifiquement le refus de se faire vacciner”

“Aucun des arguments ressassés (absence d’efficacité, effets indésirables, manque de recul, etc…) ne permet de valider scientifiquement le refus de se faire vacciner, les véritables contre-indications médicales à la vaccination étant très rares”, poursuit l’Académie de médecine. Enfin, “la vaccination restant très efficace vis-à-vis des différents variants et sous-variants pour protéger contre les formes sévères de Covid-19, elle permet de rendre exceptionnelle la reconnaissance de Covid-19 grave en maladie professionnelle chez les soignants vaccinés”, note-t-elle.

Autre argument avancé par l’Académie de médecine : “La réintégration de professionnels de la santé non vaccinés au sein de l’équipe soignante compromettrait le climat de confiance et la cohésion qui doivent exister entre ses membres et avec les malades”. En outre, “elle mettrait en péril les malades fragiles”, ajoute-t-elle.

0,3 % des professionnels

L’Académie exprime donc “sa ferme opposition à un revirement” qui ne concernerait que 0,3 % des professionnels hospitaliers, soignants et non-soignants, selon un chiffre attribué à la Fédération hospitalière de France. 

L’exécuté semble légèrement enclin à changer son fusil d’épaule à la faveur du débat sur son projet de loi dit de veille et de sécurité sanitaire. Après avoir déclaré à l’Assemblée nationale que le sujet n’était toujours “pas d’actualité”, le ministre de la Santé, François Braun, a finalement annoncé la semaine dernière au Sénat la saisine de plusieurs instances sur ce “sujet épineux”.

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