Le chef de la diplomatie russe a confirmé que l’«opération militaire spéciale» lancée en février ne se limitait pas au Donbass, s’étendant également à des territoires ukrainiens. De fait, l’armée russe a déjà pris le contrôle de certains d’entre eux.

«Maintenant, la géographie est différente. Il ne s’agit pas seulement de la RPD [République populaire de Donetsk] et de la RPL [République populaire de Lougansk], mais aussi des régions de Kherson et Zaporojié et d’un certain nombre d’autres territoires», a déclaré ce 20 juillet le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à propos de l’opération militaire russe en Ukraine lancée en février dernier, qui s’était concentrée sur le Donbass. Les régions de Kherson et Zaporojié, elles, se trouvent au sud de l’Ukraine.

Il ne s’agit pas seulement de la République populaire de Donetsk et de la République populaire de Lougansk, mais aussi des régions de Kherson et Zaporojié et d’un certain nombre d’autres territoires

«A mesure que l’Occident, avec une sorte, je dirais, de colère impuissante ou dans le désir d’aggraver la situation le plus possible, fournit à l’Ukraine des armes à portée de plus en plus longue […] Eh bien, cela signifie donc que les tâches géographiques seront repoussées encore plus au-delà de la ligne actuelle», a complété Sergueï Lavrov, lors d’un entretien accordé à la rédactrice en chef monde de RT, Margarita Simonian. Pour le ministre, la Russie ne peut pas tolérer la présence d’armes dans les territoires sous contrôle de Kiev, qui constitueraient «une menace directe» pour le territoire de la Russie ou des deux républiques du Donbass.

Une offensive dénoncée par les Occidentaux

Pour rappel, Moscou a lancé le 24 février 2022 son offensive en faisant valoir la nécessité de protéger les populations du Donbass, les autorités locales étant en conflit avec Kiev depuis 2014. La Russie avait reconnu quelques jours avant les Républiques autoproclamées de Donetsk et Lougansk, considérant que Kiev ne respectait pas les accords de Minsk, censés garantir aux régions du Donbass un statut particulier au sein de l’Ukraine.

Moscou a fait également valoir la nécessité de «dénazifier» et désarmer l’Ukraine, le président russe Vladimir Poutine dénonçant la menace que représenterait l’afflux d’armes depuis les pays de l’OTAN et la constitution en Ukraine d’une «anti-Russie» sous contrôle étranger.

Kiev, de son côté, dénonce une guerre d’invasion, de même que ses alliés occidentaux qui ont multiplié les sanctions anti-russes et livré de nombreux équipements militaires aux autorités ukrainiennes.

Kiev et Moscou se sont accusés mutuellement d’avoir commis des crimes de guerre. 

Où en est l’«opération militaire spéciale» russe ?

Deux mois après le lancement de l’opération, le 19 avril, la Russie, par le biais de son ministre de la Défense Sergueï Choïgou, avait annoncé la mise en œuvre d’un «plan de libération des Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk», laissant entendre une concentration des opérations dans le Donbass. Depuis, l’armée russe et ses alliés des Républiques populaires de Lougansk (RPL) et Donetsk (RPD) ont conquis un certain nombre de villes – Moscou annonçant, le 4 juillet, la «libération» de la RPL après le retrait des forces ukrainiennes de la ville de Lissitchansk.

Par ailleurs, l’armée russe a elle-même pris le contrôle de la majeure partie de la région ukrainienne de Kherson et d’une partie de la région de Zaporojié.

En ce qui concerne la suite de l’opération militaire, enfin : le 7 juillet, Vladimir Poutine avait assuré que «rien de sérieux» n’avait encore commencé.



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