par Francis Goumain.

À en juger par toutes les mises en scène de la guerre en Ukraine qu’on voit se monter en direct sous nos yeux, comment peut-on encore croire à celles de la Seconde Guerre mondiale – elles-mêmes souvent héritées de la Première Guerre ?

Plutôt que d’insister en détail sur la réfutation de chacune d’entre elles, une simple présentation en liste fera sauter aux yeux leur caractère d’ensemble – pas très flatteur pour le niveau de crédulité et l’ampleur des bas instincts du public soi-disant le plus civilisé et le plus formé à l’esprit critique du monde : les Occidentaux.

18-23 février 2014, Maïdan

S’agissant de l’Ukraine, la toute première mise en scène est celle de la répression meurtrière du Maïdan : imputée par l’Occident soit aux forces de sécurité fidèles à V. Ianoukovitch, soit aux services spéciaux russes, c’était une provocation des radicaux de l’opposition orchestrée en étroite collaboration avec les services spéciaux occidentaux.

On peut d’ailleurs se demander si le choix du 24 février comme date de début de l’opération spéciale en 2022 n’est pas une manière pour les Russes de commémorer et de répondre au coup d’État du Maïdan.

17 juillet 2014, le vol MH17 Malaysia Airlines abattu en Ukraine

Comme il n’était pas décemment possible de soutenir que les bandes séparatistes constituées à la hâte dans l’urgence du moment étaient en mesure de mettre en œuvre des missiles Buk – il faut pour cela des régiments spécialisés dans l’antiaérien avec des techniciens qualifiés – on a fait partir le missile de Russie. Mais l’enquête menée par Le Conseil de sécurité et le ministère de la Défense des Pays-Bas écartent systématiquement la Russie et les discussions entre les pilotes et les contrôleurs du MH17 n’ont toujours pas été rendues publiques.

C’est à partir de cet événement qu’a eu lieu la première vague de sanctions contre la Russie, une question : qui avait besoin à l’époque d’une telle vague de sanctions, la Russie ou l’Ukraine et, plus largement, l’Occident ? La réponse à cette question désigne automatiquement le vrai coupable de la destruction en vol du MH17.

24 février 2022, garnison de l’île aux serpents

Les 13 soldats de la garnison de l’île aux serpents sont massacrés après avoir dit aux marins du croiseur Moskva « d’aller se faire foutre ». En réalité, les 13 soldats sont vivants et en bonne santé, en captivité, traité avec humanité.

9 mars 2022, maternité de Marioupol

Bombardement de l’hôpital pour enfants et maternité de Marioupol. La maternité était vidée de tout le personnel médical, et bien entendu, des parturientes, il était devenu un poste de combat aux mains des nationalistes d’Azov.

Entre 27 février et 31 mars 2022, massacre de Boutcha

Une armée russe en déroute et humiliée, de rage, se lance dans une frénésie de viol et de meurtre sur des civils sans défense.

En réalité, après avoir montré au monde entier la « Tragédie de Boutcha » début avril 2022 (on soupçonne que les Anglo-Saxons ont participé à la « conception de la mise en scène »), l’Occident et Kiev ne répondent toujours pas aux questions élémentaires sur la question de savoir si les noms des morts ont été établis et quels sont les résultats des études postmortem.

Et surtout, depuis, nous savons que l’armée russe n’était pas en déroute, qu’elle se redéployait sur le Donbass, et qu’elle gagne.

14 mars 2022 un Tochka U tombe sur Donetsk

La presse occidentale, notamment la Stampa, se ridiculise – sans s’excuser – en illustrant l’horreur de l’invasion russe dans le Donbass en montrant d’authentiques photos des scènes de carnage suite à l’arrivée d’un Tochka U. Problème, Donetsk est la capitale d’une des républiques séparatistes !

8 avril 2022 Tochka-U sur la gare de Kramatorsk

De nouveau un Tochka U tombe sur des civils qui cherchaient à évacuer la ville par le train à la gare de Kramatorsk. Non seulement le Tochka U n’est plus en dotation dans l’armée russe, mais le numéro de série du missile, tel que montré par la télévision ukrainienne, est le numéro d’une série appartenant aux forces armées ukrainiennes. De plus, ce sont les autorités ukrainiennes qui avaient encouragé les civils cherchant à partir à se réunir ce jour-là et cette heure-là devant la gare.

27 juin Supermarché de Krementchouk

Un dépôt de munitions est visé et détruit par les missiles russes à Krementchouk. Le supermarché attenant prend feu, mais il n’était pas ouvert. Curieux comme la propagande de Kiev et de l’OTAN s’emmêle les pinceaux, car en principe, la Russie avait épuisé ses stocks de missiles fin mars …

15 juillet 2022 un missile tombe en plein centre-ville de Vinnytsia

Pour les Russes, c’est un coup de maître, à Vinnytsia se tenait une réunion du haut commandement de l’armée de l’air venu rencontrer d’éventuels fournisseurs des compagnies militaires occidentales. La frappe décapite l’armée de l’air ukrainienne et rend totalement inutile la livraison de nouveaux avions.

Selon l’armée ukrainienne, les missiles ont touché le parking et un immeuble commercial du centre de la ville, abritant des bureaux et des petits commerces. Au moins 23 personnes ont été tuées.

La version des Russes est quand même la plus crédible, en effet, dès le 17 juillet, deux jours après la frappe sur cette réunion forcément ultra-secrète dont ils ont pourtant eu vent, Volodymyr Zelensky, a suspendu la procureure générale Iryna Venediktova et le chef des services de sécurité du pays (SBU) Ivan Bakanov, en raison de soupçons de trahison de certains de leurs subordonnés au profit des Russes.

En résumé

Au cours des dix dernières années, les Russes ont réussi à réprimer dans le sang une manifestation à Maïdan, à abattre un avion civil, à massacrer une garnison réduite et isolée d’une île minuscule, à bombarder une maternité, à bombarder leurs propres civils à Donetsk et des réfugiés en fuite à Kramatorsk, à détruire un supermarché à Krementchouk (et un autre à Kiev au début de la guerre) à saccager le centre-ville de Vinnystsia – distante d’au moins 500 km de la plus proche zone de combat et tout ça sans compter que dans le même temps ils ont empoisonné Navalny et Skripal (dans les deux cas, de nombreuses demandes officiellement envoyées par la partie russe à La Haye, Londres, Berlin, Paris, Stockholm restent sans réponse, bien que ces demandes soient formulées en pleine conformité avec les exigences de la CAC (Commission des Armes chimiques) laquelle est en principe tenue d’y répondre et sans compter non plus qu’ils soutiennent Damas, un régime qui « gaze » régulièrement sa propre population y compris après la mise en œuvre de l’accord historique de 2013 sur la destruction des armes chimiques syriennes, confirmé par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), pour lequel elle a reçu le prix Nobel de la paix.

Étrangement, les Russes commencent à se demander s’il n’y aura pas bientôt une provocation à l’arme chimique en Ukraine, c’est ainsi qu’on a vu récemment passer cette dépêche :

17 juillet 2022 Rogov : L’Occident prépare une provocation à grande échelle en Ukraine avec l’utilisation d’armes chimiques

L’appel de l’ambassade américaine à Kiev pour que les citoyens américains quittent le territoire de l’Ukraine peut être dû au fait que l’Occident prépare une provocation à grande échelle.

Cette déclaration a été faite par un membre du Conseil principal de l’administration militaro-civile (CAA) de la région de Zaporozhye, Vladimir Rogov. Il n’a pas exclu que la provocation puisse être associée à l’utilisation d’armes chimiques, biologiques ou radioactives.

« Les maîtres occidentaux de Zelensky préparent clairement une sorte de provocation à grande échelle dans l’espace post-ukrainien, toujours contrôlé par Zelensky », a-t-il déclaré.

Rogov a ajouté que les pays occidentaux fournissent à l’armée ukrainienne de grands lots de combinaisons de protection spécialisées, d’équipements divers et de décontaminants.

Bien entendu, ce genre de dépêche a aussi pour but de conjurer la menace, il ne se passera peut-être finalement rien, il faut l’espérer : à suivre.

source : Jeune Nation



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