Site d’un feu de forêt à El Pont de Vilomara i Rocafort, Catalogne, Espagne, en juin 2022.

22 juillet 2022 à 13h50,

Durée de lecture : 2 minutes

Incendies

« C’est pire que prévu », s’alarme le Système européen d’information sur les feux de forêt (EFFIS). Depuis le début de l’année 2022, soit depuis moins de huit mois, 517 881 hectares — plus de 5 000 kilomètres carrés — ont déjà été ravagés par les flammes en Europe — l’équivalent du département de la Mayenne. C’est déjà davantage que les 470 359 hectares (4 700 kilomètres carrés) brûlés pendant l’ensemble de l’année 2021. Si la tendance se poursuit, 2022 pourrait ainsi égaler ou dépasser 2017, année la plus catastrophique jamais enregistrée dans l’Union européenne depuis la création de l’EFFIS en 2000, qui avait vu 988 087 hectares (près de 10 000 kilomètres carrés) de végétation partir en fumée — la superficie d’un pays comme le Liban. « La vague de chaleur est déterminante [dans cette situation] et clairement liée au réchauffement climatique », a alerté Jesus San Miguel, coordinateur de l’EFFIS.

En France, plus de 40 000 hectares ont brûlé depuis le début de l’année, contre un peu plus de 30 000 pour toute l’année 2021. 25 000 hectares rien qu’au début de l’été, dans les deux mégafeux de Landiras et de la Teste-de-Buch en Gironde, mais aussi ceux d’Avignon dans les Bouches-du-Rhône et des Monts d’Arée en Bretagne. Autres pays durement touchés, l’Espagne (plus de 190 000 hectares incendiés depuis le début de l’année, contre presque 85 000 en 2021) et le Portugal (46 000 hectares, contre plus de 25 000 en 2021).

« Nous n’en sommes même pas à la moitié de la saison des feux »

Des pays auparavant peu concernés par les feux de forêt sont désormais touchés. C’est le cas de la Grande-Bretagne, où la température a pour la première fois dépassé 40 °C cette semaine, et qui a déjà vu 20 000 hectares réduits en cendres depuis le début de l’année (contre un peu plus de 6 000 hectares en 2021).

Et la situation n’est pas près de s’améliorer. « Nous savions que ce serait un été difficile et nous nous attendons à ce que ça se poursuive, nous n’en sommes même pas à la moitié de la saison des feux, a indiqué Jesus San Miguel. Auparavant la saison se concentrait de juillet à septembre, maintenant nous avons des saisons plus longues et des feux très intenses. »

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