Mardi 19 juillet, l’Agence du médicament (ANSM) a demandé aux femmes souffrant de troubles menstruels depuis leur vaccination contre le Covid-19 de les déclarer sur le portail du ministère de la Santé. Dans un communiqué de presse, le collectif “Où est mon cycle” remercie les institutions de se saisir de ce dossier et les médias de relayer cette information. Pour autant, ce dernier tient à rappeler qu’en janvier, la même presse niait l’impact de la vaccination sur le cycle menstruel et que ces mêmes institutions restaient murées dans le silence.

Les femmes concernées par des troubles menstruels apparus après la vaccination contre le Covid-19 sont invitées à les déclarer sur le portail du ministère chargé de la Santé (signalement.social-sante.gouv.fr), en apportant “les renseignements les plus détaillés possibles dans le formulaire de déclaration”, a indiqué mardi 19 juillet l’Agence du médicament (ANSM).

Elle a mis en ligne un guide d’aide à la déclaration ainsi que des tutoriels à destination des patientes et des professionnels de santé. Les éléments recueillis doivent permettre “aux centres régionaux de pharmacovigilance de mener de la façon la plus efficace possible leur évaluation des cas déclarés”, ajoute-t-elle.

Dans un communiqué de presse mis en ligne le 20 juillet, le collectif “Où est mon cycle” “se félicite” de voir les institutions françaises se saisir du sujet relatif à l’impact de la vaccination contre la Covid-19 sur les cycles menstruels et sur la fertilité féminine, et remercie la presse mainstream d’avoir relayé la dépêche AFP qui enjoint les femmes à signaler ces troubles. Pour autant, le collectif de souligner : “Depuis de nombreux mois, dans le déni de cette même presse, il est important de rappeler que le 7 janvier 2022, l’AFP annonçait que la vaccination ne provoquait pas de “changement cliniquement significatif” du cycle menstruel, dans le silence de la médecine, dans le silence des institutions.

Voir aussi : “Il y a une volonté de ne pas savoir”: le collectif “Où est mon cycle” au Parlement européen

Le nombre de témoignages récoltés [par “Où est mon cycle”], et l’intérêt des réseaux sociaux pour le collectif, ne sont que le reflet d’un problème d’une ampleur largement sous-estimée, et qui dépasse nos frontières (le collectif compte désormais des membres dans différents pays)“, ajoute “Où est mon cycle” qui annonce par ailleurs son projet de saisir les institutions européennes “afin que la lumière soit faite au plus vite sur l’origine de ces troubles alarmants et que soit appliqué le principe de précaution en matière de santé des femmes“.





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