Alexis Corbière et Adrien Quatennens ont regretté le «discours anti-parlementaire» de la «propagande macronienne» qui viserait, selon eux, à estimer que l’Assemblée, en débattant longuement sur certains projets, fait perdre du temps au gouvernement.

La France insoumise, par la voix de ses députés Alexis Corbière et Adrien Quatennens, a dénoncé le 26 juillet le «discours anti-parlementaire» de la «propagande macronienne» visant à reprocher à l’Assemblée de «faire perdre du temps au gouvernement».

«Nous assistons à un vrai dévoiement du débat démocratique» avec de la «pure politique politicienne», a dénoncé le 25 juillet à l’Assemblée le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, alors que les débats se sont à nouveau embourbés sur le second volet des mesures pour le pouvoir d’achat.

«Ce à quoi nous assistons depuis cette élection législative, c’est un pouvoir retrouvé au Parlement, il y a reparlementarisation de la vie politique dans la mesure où le parti présidentiel n’est pas majoritaire dans l’hémicycle», s’est félicité au contraire le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière sur LCI.

Il a mis en garde contre la «propagande macronienne», avec un «discours anti-parlementaire qui consiste à dire : c’est une assemblée de bavards, ils font perdre du temps au gouvernement». «Je dis qu’il faut applaudir ce qui se passe, plutôt que de participer à une manœuvre gouvernementale qui consiste à dire: tout ça ne sert à rien, faisons confiance à Emmanuel Macron, ces 577 bavards, qu’ils rentrent à la maison !», a-t-il ajouté.

«L’antiparlementarisme dans ce pays, il est vieux, il a été souvent porté par l’extrême droite et j’observe qu’aujourd’hui dans la majorité macroniste on reprend cette antienne», a-t-il accusé.

Selon lui, c’est avant tout un problème de calendrier, avec des débats programmés sur des délais trop resserrés, et «nous allons écrire à la présidente de l’Assemblée nationale» sur «la manière dont le gouvernement aujourd’hui, en lien avec le bureau de l’Assemblée nationale, organise mal les débats», avec «trop de boulot, trop d’amendements».

«Ça se passe davantage aujourd’hui à l’Assemblée que dans le quinquennat précédent, l’ère d’un Parlement chambre d’enregistrement des desiderata du président de la République est révolue», s’est réjoui également le député du Nord Adrien Quatennens sur France Inter.





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