Le porte-parole du Kremlin a assuré que les frappes russes ayant visé des «infrastructures militaires» dans le port d’Odessa le 23 juillet ne remettaient pas en cause l’accord sur l’exportation des céréales signé à Istanbul le 22 juillet.

Lors de son briefing quotidien du 25 juillet devant la presse, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a assuré que les frappes menées par la Russie sur le port d’Odessa le 23 juillet n’empêchaient pas la «mise en œuvre de l’accord sur les exportations de céréales» signé le 22 juillet à İstanbul car ces frappes avaient visé, selon lui, «uniquement l’infrastructure militaire».

Des cibles militaires situées «à une distance importante du terminal céréalier»

«Ce n’est pas du tout lié à l’infrastructure utilisée pour la mise en œuvre de l’accord sur les exportations de céréales […] C’est pourquoi cela ne peut ni ne doit gêner le début du processus de chargement», a-t-il ajouté.

De son côté, présent en République du Congo, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a expliqué : «Rien ne figure dans les engagements pris par la Russie, notamment dans le cadre des accords signés le 22 juillet à Istanbul, qui nous interdirait de poursuivre l’opération militaire spéciale en détruisant des infrastructures militaires [ukrainiennes].»

Il a confirmé, tout comme le ministère russe de la Défense et la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, la veille, que les frappes russes avaient visé un «navire militaire» ainsi qu’un entrepôt de missiles antinavires Harpoon fournis par les Etats-Unis, précisant que le lieu de stockage du matériel militaire était situé «à une distance importante du terminal céréalier».

«Maintenant, ces Harpoon ne représentent plus de menaces pour nous», a-t-il conclu.

L’accord signé le 22 juillet dans la capitale turque en présence de la Turquie, de l’Ukraine, de la Russie et de l’ONU, doit permettre les exportations de céréales depuis le territoire ukrainien. Pour ce faire, les signataires se sont accordés sur la mise en place de couloirs sécurisés afin de transporter, par la mer Noire, entre 20 et 25 millions de tonnes de céréales actuellement présentes sur le sol ukrainien.



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