Le tribunal de l’Union européenne a rejeté mercredi 27 juillet la demande de la chaîne d’information RT France (ex-Russia Today) d’annuler la suspension de sa diffusion annoncée le 27 février par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et actée dans un règlement européen publié au Journal officiel le 1er mars dernier.

Le média, interdit de diffusion sur le territoire de l’UE, a annoncé faire appel de cette décision, dans laquelle la justice européenne estime notamment que cette « interdiction temporaire » ne remet « pas en cause » la liberté d’expression « en tant que telle » contrairement à ce qu’affirmait RT France, censuré au moment du déclenchement de l’intervention militaire russe en Ukraine.

Voir aussi : RT et Sputnik interdits en Europe? Et la liberté d’expression et d’information?

« RT France conteste fermement les termes de la décision du Tribunal, qui méconnaissent la liberté d’expression dont doit disposer, en toutes circonstances, tout média d’information, sous le contrôle de son régulateur national, tel que l’Autorité publique française de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (ARCOM) », a déclaré Emmanuel Piwnica, avocat de RT France, peut-on lire dans le communiqué de presse diffusé par le média.

La présidente de RT France Xenia Fedorova a également réagi à cette la décision : « La confirmation par le Tribunal de cette interdiction générale et au terme incertain montre malheureusement que le pouvoir judiciaire de l’Union européenne ne peut ou ne veut pas s’opposer au pouvoir politique. Des politiques européens ont choisi une voie contre les valeurs démocratiques sur lesquelles reposait l’Europe, telles que la liberté d’expression et la diversité des opinions. Malgré cette censure, RT France continuera d’apporter des perspectives différentes sur l’actualité partout où elle est diffusée. »

Le Kremlin prendra des mesures similaires

« Notre réaction est extrêmement négative. Cette attaque contre la liberté d’expression et des médias dans les Etats européens, notamment en France, est un processus qui suscite nos préoccupations et nos regrets », a déclaré le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, interrogé ce 27 juillet sur la décision du Tribunal de l’Union européenne.

Dmitri Peskov a ajouté que la Russie allait prendre « des mesures similaires de pression sur les médias occidentaux qui travaillent » en Russie. « Nous n’allons pas non plus les laisser travailler dans notre pays. Notre position à cet égard sera ferme », a-t-il renchéri.





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