La peur d’une coupure totale du gaz par Vladimir Poutine, en éventuelle réponse à l’impossibilité d’être payé du fait des sanctions imposées par l’UE, a trouvé une réponse ce jour en Conseil des ministres de l’UE. Réunis en session extraordinaire, les 27 ministres de l’Énergie ont approuvé la mesure de réduction de la consommation d’énergie de 15% proposée par la présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen. Le ministre croate de l’Energie, Davor Filipović, résume le sentiment de l’exécutif de la Commission : « Vladimir Poutine est imprévisible, si la Russie devait couper le gaz, il le ferait au moment où ce serait le plus problématique, en hiver ».

Du fait des résistances de certains pays européens, l’UE a accordé un certain assouplissement à l’oukase original. La réduction sera bien de 15% de la consommation moyenne de ces cinq dernières années. Néanmoins, les États membres disposent d’une certaine latitude pour déterminer où s’imposeront les coupes. Le document prévoit que les pays européens pourront solliciter une dérogation pour adapter leurs obligations de réduction à la demande, s’ils démontrent qu’ils disposent de connexions limitées avec d’autres États membres et si leurs infrastructures d’exportation de gaz naturel liquéfié est utilisé pour rediriger du gaz à des pays tiers. Ce paragraphe vise les pays du sud de l’Espagne. Par ailleurs, l’objectif de 15% ne s’appliquera pas aux États tels que l’Irlande et Malte, qui ne disposent pas de connexion directe d’accès au gaz.

Les possibles mesures incluent la réduction de la consommation de gaz pour le secteur de la production électrique. Mesure qui aurait un impact certain pour la France. Une autre mesure possible serait de changer le type de combustible pour l’industrie. Le texte ne dit pas comment les opérateurs devront si prendre en l’espace de quelques semaines pour procéder à une telle restructuration. Des campagnes de sensibilisation sont prévues pour préparer les ménages à la réduction de leur consommation.

Le seul pays à s’y être opposé a été la Hongrie. L’Espagne qui avait fait savoir son inconfort dès l’annonce de la mesure, s’est estimée satisfaite des mesures asymétriques concédées. 





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