Dans un communiqué officiel paru le 26 juillet dernier, Meta (anciennement Facebook) remet en question sa politique relative aux “fausses informations” liées au Covid-19. La société de Mark Zuckerberg s’autorise cela, car dans les pays vaccinés, “la vie revient peu à peu à la normale”. Peut-on pour autant espérer un réel changement ?

Concrètement, comme le rapporte BFM TV, la société de Mark Zuckerberg demande à son “conseil de surveillance” d’évaluer la pertinence des mesures adoptées pendant la crise. Elle envisage ainsi de mettre un terme à sa stricte censure, qui a été ouvertement critiquée pendant les deux dernières années.

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Masques, traitements, vaccins… rien n’échappait à l’œil affuté de Facebook, qui supprimait sans vergogne les contenus n’allant pas dans le sens de “la communauté scientifique” — comprendre l’Organisation mondiale de la Santé, en règle générale. “À l’échelle mondiale, plus de 25 millions de contenus ont été supprimés depuis le début de la pandémie.”, apprend-on dans le communiqué.

Meta envisage aujourd’hui de relâcher un peu la bride : “Dans de nombreux pays, où les taux de vaccination sont relativement élevés, la vie revient de plus en plus à la normale. Mais ce n’est pas le cas partout et l’évolution de la pandémie continuera de varier considérablement d’un pays à l’autre, en particulier dans les pays où les taux de vaccination sont faibles et les systèmes de santé moins développés.” Faut-il comprendre qu’une fois vacciné, un pays ne craint plus les “fausses informations”, ou bien que les questions sanitaires méritent à nouveau le débat ? Difficile à dire.

Dans le même communiqué, l’entreprise rappelle que “certaines informations erronées peuvent entraîner un risque imminent de préjudice physique”, assurant qu’il “n’est pas facile de résoudre les tensions inhérentes entre la liberté d’expression et la sécurité”. Outre cette remise en question, Meta met en avant son “Centre d’informations sur le Covid-19“, une page sur laquelle l’entreprise relaie la bonne parole des autorités sanitaires. Par ailleurs, si la suppression des contenus pourrait être rangée au placard, la société envisage “d’autres moyens, comme un avertissement ou une rétrogradation des contenus par nos soins ou par des vérificateurs tiers”. Chassez le naturel, et il reviendra au galop.

Notons que dans le cas où Meta déciderait réellement d’ouvrir le débat, il n’est pas certain que les dirigeants européens laissent faire. La guerre aux informations continue de faire rage ; en avril dernier, Emmanuel Macron n’envisageait ni plus ni moins que le démantèlement de Facebook, assurant qu’il “faut aller plus loin” dans le contrôle.

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