Pour illustration/Sygmund Freud/123.rf

Il ne s’agit pas ici de contester tous les apports de la psychologie et de la psychanalyse. L’idée fondamentale de Freud selon laquelle les événements de la tendre enfance contribueront à former ultérieurement la personnalité d’un individu une fois adulte, sinon globalement juste, contient au moins des éléments de vérité. En outre, l’idée thérapeutique basique qui consiste à soulager un patient en lui faisant en quelque sorte extérioriser par la parole ses souffrances, n’est pas infondée non plus (et d’ailleurs n’est pas nouvelle). De même il y a certainement une part de vérité dans l’intuition de « l’inconscient collectif » qui a été développée par Jung (Jung hélas finira plus tard par se laisser infester par le New Age et la théosophie). Tant que la psychologie et la psychanalyse se cantonnent, avec modestie, dans leur domaine, elles restent crédibles.

L’erreur commence quand elles se mettent à vouloir donner une vision exhaustive du monde et à vouloir expliquer ce qu’est le bien et ce qu’est le mal. C’est que pour la psychanalyse, il n’y a justement pas de bien et pas de mal, il y a simplement des déterminismes issus de l’enfance qui, selon elle, nous condamnent, que nous le voulions ou non, à agir de telle ou telle façon et au fond à être des robots. Ainsi le pire des criminels est criminel parce que les événements de son enfance l’ont poussé à l’être. De même un saint est saint pour les mêmes raisons (mais à l’envers) que le criminel. Autrement dit, il n’y a pas de liberté, il n’y a pas de libre arbitre et donc, en dernière analyse, pas de sentiment de culpabilité non plus.

Cette vision bien évidemment, in fine, rejette aussi la vocation du « libre arbitre » de l’homme qui constitue pourtant sa seule vraie dignité et qui lui permet (parfois) de faire le choix de Dieu. La psychanalyse quand elle n’est plus à sa place devient aussi la négation de Dieu. Cette vision globalisante de la psychanalyse s’oppose fondamentalement à toute idée de transcendance. Certes, les événements de l’enfance influent à long terme sur l’individu mais cela relève justement de la «personnalité» qui n’est pas à confondre avec les choix ontologiques entre le bien et le mal.

Nous retrouvons d’ailleurs la même erreur dans le Marxisme qui lui aussi (mais cette fois à l’échelle sociologique et historique) affirme que l’origine du mal est issu des injustices sociales (pour être bref) niant ainsi l’existence du mal « en soi ». Le mal étant le simple produit d’un désordre issu du capitalisme (le capitalisme remplaçant ici le regard négatif de mère sur l’enfant mais le principe reste le même). Toujours dans le même registre, nous trouvons aussi le « fondamentalisme écologiste » qui affirme qu’au fond l’être humain ne vaut pas plus qu’un animal, qu’un végétal voire qu’un minéral et qu’au fond, s’il pouvait disparaître, l’écosystème ne s’en porterait que mieux (reniant ainsi l’homme en tant qu’image de Dieu, donc reniant Dieu tout court). N’oublions pas que tout est là: in fine, il s’agit bel et bien de renier Dieu lui-même.

Enfin bien sûr nous avons les fausses théories du darwinisme et de l’évolution qui contre toute vraisemblance, s’acharnent à nier une intelligence (intelligent design) derrière l’apparition de la vie. Rappelons que la théorie de l’évolution a été dès le début une idéologie qui diabolisa d’obscurantiste religieux tout scientifique osant remettre en cause un tant soit peu le Diktat darwinien.

Fort de ces considérations, nous comprenons maintenant aisément pourquoi les forces de la culture de mort marchent main dans la main avec la psychanalyse, le marxisme, l’écologisme et le darwinisme.

Jean-Pierre Aussant, auteur du „complot inconscient » et de « l’instrumentalisation du corona »

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