Le 1ᵉʳ août signe la fin de l’état d’urgence sanitaire, et donc du passe qui allait avec et qui constituait la mesure phare — mais très controversée — du gouvernement dans la lutte contre l’épidémie de covid-19. Les parlementaires sauront-ils s’assurer que ce soit définitif ?

La fin des mesures liberticides…

Le 21 juillet 2021, après que les membres du gouvernement nous ont assuré à de nombreuses reprises que le passe sanitaire ne s’étendrait pas aux activités de la vie quotidienne, Emmanuel Macron annonçait dans une allocution aux Français que le passe sanitaire s’appliquerait dans les cafés, les restaurants, les centres commerciaux, les hôpitaux et établissements médico-sociaux ainsi que dans les différents transports en commun. Un an plus tard et après plusieurs prorogations, ce que d’aucuns considéraient comme dictatorial, n’hésitant pas à qualifier cela “d’apartheid sanitaire“, prend fin officiellement.

Le 1er août, à minuit, en vertu du projet de loi nº 156, modifié par le Sénat, mettant fin aux régimes d’exception créés pour lutter contre l’épidémie liée au covid-19, l’état d’urgence sanitaire prend fin et avec lui le passe sanitaire. Un régime d’exception qui a empêché pendant plusieurs mois les gens de se déplacer sans se faire tester ou se faire vacciner.

… pour tous ?

De tous, les plus lésés ont sans nul doute été les soignants et personnels de santé, soumis à l’obligation vaccinale. Nombre d’entre eux ont d’ailleurs été suspendus, et ne reçoivent plus aucun salaire depuis le 15 septembre 2021.

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Et, si Florian Philippot célébrait dans un tweet la fin du “#PassDeLaHonte”, il rappelait aussi que ces soignants suspendus… le sont encore.

À ce sujet, la Haute autorité de Santé considère que face à l’arrivée d’une septième vague et au vu de l’efficacité des vaccins, « les données ne sont pas de nature à remettre en cause aujourd’hui cette obligation vaccinale ». Et le gouvernement se plie à l’avis de l’institution. Alors, bien que le passe sanitaire ne soit plus requis dans les hôpitaux, comme l’a fait savoir l’AP-HP, les personnels de santé suspendus… le restent. S’agit-il simplement de “punir”, expression chère à Mathias Wargon, chef de service des urgences et du SMUR du centre hospitalier Delafontaine ?

De son côté, le sénateur de Haute-Savoie Loïc Hervé a salué la fin de ces “idées funestes” qu’étaient le passe sanitaire et le passe vaccinal, et déclare veiller à ce que cela ne se reproduise pas. Si ses récentes prises de positions plus mesurées lui ont attiré de nombreuses critiques au sein de l’opposition aux mesures, notons qu’il a fait partie des premiers parlementaires à dénoncer le caractère liberticide et infantilisant de ces mêmes mesures.

Malgré tout, le passe sanitaire sera toujours requis pour les personnes venant de l’étranger et voulant entrer sur le territoire français, ainsi que pour les personnes désirant se rendre dans les régions françaises d’outre-mer.





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