par Strategika 51.

La Une du magazine « The Economist » à l’égard du prince Mohamed Ben Salman révèle un basculement majeur dans l’équilibre interne de ce que l’on appelle, faute de mieux, l’Occident collectif.

L’avenir appartient au noyau créé autour des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud).

Les tentatives de relance des conflits dans les Balkans et en Mésopotamie sont condamnées à l’échec. Ni l’indépendance du Kosovo et encore moins la « révolution nationale en Irak » à laquelle a appelé le sulfureux Moqtada Sadr ne seront suffisantes pour allumer les deux régions géopolitiques respectives de la Serbie et de l’Irak.

Le risque élevé d’une conflagration mondiale en mode ouvert (hot) est en Europe orientale sur les marches occidentales de la Russie bien qu’il semble maîtrisé en deçà d’un certain seuil de non retour. Ce n’est pas le cas dans l’ancien détroit de Formose et en péninsule coréenne où le risque de déflagration est d’autant plus extrême que l’accumulation de puissance y est formidable. En dépit des leçons de l’histoire militaire récente de l’Occident collectif en Asie et plus particulièrement en Asie orientale et en Asie du Sud-Est, certains stratèges nourrissent la folie d’une illusion de grandeur : engager la Russie et la Chine à la fois s’assimile à un suicide collectif assuré.

C’est l’hubris puissance 100 et c’est au milieu de cette folie que l’Iran reconnaît pour la première fois qu’il dispose des capacités techniques pour fabriquer la bombe nucléaire.

La visite de Nancy Pelosi à Taïwan comporte tous les éléments du Vaudeville. D’abord par rapport au personnage profondément corrompu, impopulaire et incompétent chargé d’assumer cette provocation. Secundo par le modus operandi et le risque encouru : un avion officiel US avec à bord une vieille harpie sénile de la gérontocratie ploutocratie et kleptomane ayant pris en otage les États-Unis d’Amérique abattu par un missile « chinois » ? Un scénario de cinglés camés avec un mélange d’acide, de LSD et d’opium frelaté voulant rééditer l’attaque sous faux drapeau du Golfe du Tonkin… S’agit-il de débilité simulée ou est-ce que les planificateurs de guerre de l’Empire du mensonge prennent le reste de la population pour une multitude d’idiots assistés ? Mais qui est l’imbécile qui voudrait attenter à la vie d’une Pelosi ou d’un George W. Bush ?

Comment envisager mener un conflit mondial quand les services de renseignement et leurs sous-traitants sont tellement déclinants en termes de rendement et d’efficacité qu’ils ne sont même pas capables d’obtenir des informations fiables sur un site ou un simple blog pense-bête ? Ce n’est pas avec une bande de pieds nickelés qu’ils vont gagner la troisième guerre mondiale. Sur ce point, il n’y a aucun doute possible. Cet Empire du mensonge a fini par s’auto intoxiquer pour parvenir au delirium tremens. Inutile d’être pro-russe ou pro-chinois pour l’affirmer. Cet empire s’est décrédibilisé aux yeux de ses propres populations par sa kleptomanie organisée, son racket, ses mensonges (celui du cirque C19 étant l’une des plus grosses couleuvres du genre) et sa nature profondément belliqueuse.

En réalité, ce que l’on appelle l’Occident collectif est géré depuis une trentaine d’années par des incompétents notoires dont le niveau ne cesse de baisser dangereusement… la preuve, on se retrouve tous aujourd’hui à une seconde d’un conflit nucléaire généralisé qui n’aura pas lieu pour un certain nombre de facteurs rationnels liés à la nature des élites impliquées dans les processus de prise de décision dans les nations-empires ciblés.

Les temps sont durs pour tout le monde mais la période historique est assez intéressante dans la mesure où on assiste à un hubris dans sa forme de folie la plus pure.

La résistance a déjà gagné car sa littérature, élaborée dans les années 60 et 70 et confinée dans des cercles à taxinomie régulée et idéologiquement orientée a fini par être adoptée et mise en œuvre dans le cadre des stratégies développése par des puissances globales. Rien que ce fait étonnant et incroyable est une victoire impossible sur l’Empire du mensonge.

Seule une révolution interne sauvera cet empire pris en otage par une secte de parasites sans foi ni loi. Mais cela est une autre histoire.

source : Strategika 51



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