Présent à l’université d’été de la défense, le 26 juillet à Saint-Malo, l’ex-directeur général de la Sûreté étrangère française (DGSE), Bernard Bajolet, a répondu, lors d’une conférence spécialisée, à quelques questions. L’une de ces questions concernait l’influence de la France au Moyen-Orient. En guise de réponse, il a dit que « nous sommes d’accord sur le fait que le statut de la France au Moyen-Orient s’est sensiblement dégradé par rapport au passé, mais notre gouvernement tente de compenser.

Après l’explosion du 4 août sur les côtes libanaises, la France a bien voulu aider ce pays à faire face à de multiples crises via un projet intitulé « gouvernement de mission », tout en cherchant à y améliorer sa position, car il se situe sur les rives de la Méditerranée, ce qui représente un avantage non négligeable ! Au Moyen-Orient, le Liban est considéré comme le seul pays dans lequel la France pourrait retrouver son ancienne influence et assurer ses intérêts stratégiques. » À cet égard, le président français Emmanuel Macron a également exprimé son soutien indéfectible pour résoudre les problèmes du Liban.

A propos de la question liée à la position de la France sur le conflit israélo-palestinien, cet ancien diplomate et agent de renseignement a déclaré que « son pays a cherché la paix depuis le début, et c’est pourquoi la France a soutenu la création de deux gouvernements indépendants. En 2013, lorsque j’ai été nommé directeur général de la Sûreté étrangère, j’ai commencé à établir des relations intimes avec les courants politiques d’Israël, et j’ai fait la connaissance de personnes comme Monsieur Labid. Au fait, la relation entre Lapid et le gouvernement français remonte à 1987, c’est-à-dire, lorsque Lapid a rencontré le défunt ambassadeur de France à Washington, Emmanuel Jacquin de Margerie, par l’intermédiaire d’un homme d’affaires juif à Los Angeles.

Notre amitié avec Lapid se poursuit jusqu’à aujourd’hui, de telle sorte que ces dernières années, les relations ont atteint un tel point qu’en 2018, à quelques jours des élections israéliennes, Lapid se rend en France pour recevoir des conseils de Paris. La France le considère comme son représentant intellectuel en Israël et sur la scène politique internationale. Il est évident que le gouvernement français, à son tour, s’est engagé à assurer la sécurité d’Israël et à la promouvoir par son influence au Liban et dans d’autres pays arabes.

Je suis heureux que Labid, en tant que ministre d’Israël, soit actif dans la réalisation des objectifs de la diplomatie étrangère française. En fait, la présence d’une personnalité modérée comme Lapid à la tête d’Israël, qui est loin de l’extrémisme religieux et des préjugés orthodoxes, est le résultat de plusieurs années de planification et d’efforts de l’Hexagone pour accroître la paix sur la scène internationale. Il faut reconnaître que certains ultra-orthodoxes constituent une menace sérieuse pour l’établissement de la paix dans la région. Heureusement, la pensée laïque et modérée est en évolution dans la société d’aujourd’hui israélienne, et l’arrivée au pouvoir de Lapid l’a confirmé. Ces jours-ci, la modération en Israël bénéficie d’un large soutien populaire. »
À la fin de cette conférence, Bernard Bajolet a souligné que la seule solution à tous les conflits du monde entier résiderait dans la tolérance et le respect.

Mary Johnson

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