Depuis le début de la saison estivale, le transport aérien traverse une période de chaos qui mêle annulation de vols, grèves et longues files d’attente aux contrôles. Alors que le Brexit induit des contrôles plus exigeants à la frontière avec le Royaume-Uni, le secteur souffre aussi d’un manque de salariés, et d’une tension générale liée à la crise sanitaire.

Comme le signalait le New York Times dans un article du 12 juillet dernier, le chaos mondial dans le transport aérien s’explique par le fait que le nombre de passagers a soudainement augmenté avec la levée des restrictions sanitaires. Bien qu’il s’agisse d’un retour à la normale, le système a beaucoup de mal à s’adapter.

Les États-Unis s’inquiètent de la tendance des passagers à ne plus faire confiance aux compagnies aériennes, après de nombreuses annulations de vols qui ont perturbé des mariages, des entretiens de travail et des vacances, qui sont parfois tombés à l’eau à cause des mauvaises prévisions des compagnies aériennes. En raison de ces dysfonctionnements, le sénateur Bernie Sanders a même proposé d’infliger des amendes aux compagnies aériennes pour les annulations et les retards particulièrement flagrants, notamment pour rembourser les passagers des vols annulés. Selon lui, il est parfois clair à l’avance que les compagnies ne pourront pas fournir de personnel. Plusieurs d’entre elles ont en effet licencié du personnel pendant la crise sanitaire et n’ont pas prévu de mieux se préparer pour le retour des passagers.

Résultat de ce chaos : les médias sociaux sont submergés de déclarations selon lesquelles les voyages en avion ne sont plus ce qu’ils étaient. Certains passagers se plaignent même d’avoir vécu les pires expériences de vol de leur vie. Pour certains voyageurs britanniques, comme le rapporte The Guardian, voyager est devenu un parcours du combattant.

Et si l’on en croit FlightAware, une société de suivi des vols, la situation ne va pas s’améliorer, surtout pour les petites compagnies qui peinent à récupérer leur situation d’avant la crise. Alors que les compagnies aériennes souhaitent embaucher 13 000 pilotes cette année, et autant en 2023, le PDG de United Airlines, Scott Kirby, assure qu’il faudra cinq ans pour venir à bout de cette pénurie de personnel.





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