Après que Dakar a accusé la police canadienne d’avoir exercé «une violence physique et morale humiliante» sur sa diplomate, les autorités ont rétorqué que celle-ci a eu un comportement agressif, frappant et mordant des policiers venus à son domicile.

Le Sénégal a accusé la police canadienne d’avoir «sauvagement tabassé» une de ses diplomates en poste à Ottawa, la police faisant état de son côté d’une altercation avec une «personne agressive» qui a blessé deux de ses agents.

Le ministère sénégalais des Affaires étrangères a indiqué le 5 août dans un communiqué avoir convoqué jeudi la chargée d’affaires de l’ambassade du Canada à Dakar pour «dénoncer vigoureusement et condamner fermement un acte raciste et barbare».

La police canadienne a fait le 2 août «une descente au domicile» de la diplomate sénégalaise en service à Ottawa lors de laquelle elle a «exercé» sur elle «une violence physique et morale humiliante, devant témoins et en présence de ses enfants», selon Dakar, qui n’a pas précisé l’identité de la diplomate.  

Interrogée, la police de Gatineau – banlieue québécoise de la capitale fédérale canadienne – a reconnu l’altercation, survenue alors qu’un huissier de justice «muni d’une ordonnance devant être exécutée» avait demandé le concours des forces de l’ordre. «Malgré le rappel du statut de diplomate de la victime et de l’inviolabilité de son domicile, les éléments de la police canadienne l’ont menottée et sauvagement tabassée, au point qu’elle a eu du mal à respirer, ce qui a conduit à son évacuation par ambulance à l’hôpital», selon le communiqué sénégalais.

Une «personne agressive» qui frappe et mord des agents, selon la police

Cette version des événements a été rejetée en bloc par la police canadienne qui affirme avoir au préalable confirmé que «le document judiciaire était bel et bien valide et que l’officier de justice ayant autorisé l’ordonnance judiciaire avait été informé que la personne avait un statut diplomatique». 

Puis, ajoute le communiqué canadien, «faisant face à une personne agressive et refusant de collaborer, les policiers sont intervenus afin d’expliquer la démarche et de s’assurer que tout se déroule dans le calme».

C’est alors qu’«une policière a été frappée au visage et blessée», indique le Service de police de la ville de Gatineau (SPVG). «Les policiers ont donc décidé de procéder à l’arrestation» de la diplomate. Mais elle «a résisté à son arrestation et blessé par morsure un deuxième policier». Le motif de l’ordonnance n’a pas été rendu public.

La police canadienne a demandé des poursuites contre la diplomate et assuré qu’elle collaborerait «à toute démarche ou enquête en toute transparence».



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