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L’OTAN veut donc vaincre la Russie mais ne veut pas d’une guerre totale

ByVeritatis

Août 8, 2022


Les dirigeants de l’establishment occidental, et leurs larbins, alimentent une guerre contre la Russie qui met en danger la planète entière.

Le chef de l’OTAN, Jens Stoltenberg, a révélé cette semaine la criminalité cynique de l’axe militaire dirigé par les États-Unis. Se voulant vertueux, le bloc de l’OTAN a admis par inadvertance qu’il mettait délibérément en danger la paix mondiale.

S’exprimant dans sa Norvège natale, le secrétaire général de l’OTAN a déclaré que l’alliance militaire était déterminée à soutenir le régime de Kiev afin de vaincre la Russie. M. Stoltenberg a également déclaré que le bloc dirigé par les États-Unis souhaitait empêcher l’éclatement d’une guerre à grande échelle. Il s’agit d’une double langage délirant. En approvisionnant l’Ukraine en armes, l’OTAN intensifie la guerre en Ukraine et fait en sorte que le conflit échappe à tout contrôle et se transforme en une guerre totale entre puissances nucléaires.

Cette semaine encore, les États-Unis ont annoncé une aide militaire supplémentaire de 550 millions de dollars au régime de Kiev. Cela porte le soutien militaire total de l’administration Biden à près de 9 milliards de dollars jusqu’à présent. Outre les États-Unis, d’autres États de l’OTAN ont également fourni des armes de plus en plus perfectionnées au régime de Kiev. Comme l’admet ouvertement Stoltenberg, l’objectif est de vaincre la Russie. La politique et la diplomatie sont lettres mortes. C’est la guerre.

Les États-Unis et la Grande-Bretagne, en particulier, dirigent la puissance de feu des forces ukrainiennes contre les troupes et les civils russes dans la région du Donbass. Dans un sinistre écho de l’histoire, l’Allemagne joue un rôle de premier plan en fournissant à la milice nazie ukrainienne des systèmes d’artillerie offensive. La guerre par procuration contre la Russie prend de plus en plus la forme d’une confrontation directe entre l’axe OTAN dirigé par les États-Unis et la Fédération de Russie.

M. Stoltenberg déplore que le conflit en Ukraine constitue la situation la plus dangereuse en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Les dirigeants occidentaux accusent la Russie d’avoir envahi l’Ukraine et de l’insécurité mondiale qui en découle. Leur prétendue complainte est cynique et empreinte de tromperie. L’axe dirigé par les États-Unis a créé la poudrière à partir du coup d’État à Kiev en 2014, lorsqu’ils ont porté au pouvoir un régime fasciste anti-russe enragé. L’alliance transatlantique a construit une machine de guerre en Ukraine au cours des huit dernières années dans le but de déstabiliser la Russie. L’invasion de l’Ukraine en février par la Russie a été le point culminant de la contrainte, un mouvement rendu nécessaire par le régime de plus en plus menaçant à la frontière de la Russie.

Le double langage, l’illusion et la tromperie sont les caractéristiques des déclarations de Washington et de ses porte-parole de l’OTAN comme Stoltenberg. Cela est manifestement évident en ce qui concerne d’autres développements.

Cette semaine, le monde s’est trouvé au bord de la guerre entre les États-Unis et la Chine au sujet de Taïwan. Washington et ses alliés européens condamnent la Chine pour avoir réagi de manière excessive à la visite sur le territoire chinois d’une haute responsable politique américaine, Nancy Pelosi. Les États-Unis prétendent que cette visite était « normale » et ne constituait pas une provocation. Pourtant, Washington n’a cessé de porter atteinte à la souveraineté de la Chine en armant Taïwan de missiles et d’autres armes de pointe. Puis, lorsque la Chine répond à la menace croissante à ses portes, les États-Unis et les médias occidentaux dénoncent les « coups de sabre » de la Chine.

Les États-Unis et leurs sous-fifres de l’OTAN poussent désespérément la Russie et la Chine à la confrontation. L’Ukraine et Taïwan ne sont que deux champs de bataille dans une guerre géopolitique plus large pour la domination mondiale des États-Unis. L’empire américain de facto repose sur le maintien du militarisme et des tensions guerrières. L’émergence d’un monde multipolaire où les États-Unis ne sont plus la puissance suprême présumée est une offense pour Washington et ses laquais de l’OTAN. L’affaiblissement de la puissance impériale des États-Unis, lié à l’échec de leur économie capitaliste, est le moteur de la montée d’un militarisme irréfléchi à l’égard de la Russie et de la Chine.

Le soi-disant « ordre fondé sur des règles » n’est qu’un euphémisme pour l’hégémonie impériale américaine. Exclure la Russie de l’Europe et de son commerce énergétique avec le continent fait partie de ce jeu géopolitique. Contrôler la Chine comme s’il s’agissait d’une colonie, comme à l’époque des guerres de l’opium, fait également partie de ce sale jeu. La domination de l’Eurasie est l’objectif que les planificateurs impériaux occidentaux ont longtemps recherché. La voie vers ce grand objectif passe par le conflit et la conquête. La conquête n’aura pas lieu car la Russie et la Chine sont beaucoup trop puissantes pour se plier à la volonté de l’impérialisme occidental dirigé par les États-Unis. Néanmoins, le conflit a lieu parce que la puissance impériale américaine ne connaît pas d’autre façon d’être.

Jens Stoltenberg, qui va bientôt occuper un nouveau poste lucratif à la tête de la banque centrale de Norvège, est une personne sans importance. Mais sa révélation cette semaine est significative de la criminalité de l’axe dirigé par les États-Unis. Vaincre la Russie en Ukraine est un programme criminel irresponsable qui fait partie d’un jeu de pouvoir mondial plus large impliquant également la Chine.

Inonder l’Ukraine d’armes toujours plus offensives permet au régime enragé de Kiev de continuer à faire la guerre et d’éviter toute forme de règlement politique avec Moscou. Car, comme le dit Stoltenberg, il s’agit de soumettre la Russie. Les dirigeants occidentaux d’élite et leurs larbins alimentent une guerre contre la Russie qui met en danger la planète entière. Pourtant, ces criminels en haut lieu ont l’audace de dire au monde qu’ils essaient d’empêcher une guerre à grande échelle.

source : Strategic Culture



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